La Boucle de Mae Hong Son et Chiang Mai

Nous arrivons en bus à Chiang Mai depuis le village de Tha Ton. On vient tout juste de terminer la boucle de Mae Salong et nous avons dans l’idée de faire également la boucle de Mae Hong Son. Mais avant ça nous nous arrêtons à Chiang Mai pendant une semaine car Clément doit travailler un peu. On cherche donc une guesthouse sympa où nous pourrons passer notre semaine tranquillement. En arrivant à Chiang Mai, on est frappé par la grandeur de la ville. Il y a beaucoup de circulation et les artères principales sont bondées. Nous nous enfonçons rapidement dans le quartier touristique pour trouver un logis.

Nous sommes en basse saison et la plupart des auberges sont en rénovation (comprenez il y a du bruit partout). Nous trouvons néanmoins un hôtel pas trop cher, le North Star Guesthouse où nous négocions une nuit pour 350 baths. La guesthouse à côté est en travaux mais à Chiang Mai, difficile de trouver un hôtel qui correspond à notre budget. Le point positif c’est que nous sommes absolument seuls dans cet hôtel et nous avons la petite terrasse à l’arrière du bâtiment rien que pour nous. Pour Clément, c’est un spot idéal pour bosser.

Une semaine à Chiang Mai

Nous n’avons pas fait énormément de visites à Chiang Mai. Pourtant c’est à n’en pas douter la ville la plus touristique du nord de la Thaïlande ! Massages, combats de boxe thaï, restaurants et bar à n’en plus finir, il y en a pour tout les goûts. De notre côté, nous avons plutôt flâné dans les rues et nous avons visité quelques temples. Chiang Mai compte de nombreux temples et il était facile d’en découvrir un nouveau chaque jour.

temple à chiang mai en thailande du nord

offrandes dans un temple en thailande

intérieur d'un temple à chiang mai

Nous avons aussi testé de nombreux restaurants ! C’était le seul petit plaisir de Clément pendant cette semaine là donc on a un peu craqué. Nous avons également pu visiter le musée des traditions populaires Lanna. Un musée plutôt moderne mais qui manque cruellement d’informations. On nous a pourtant donné un fascicule en français mais la traduction était très approximative.

Samedi et dimanche nous avons respectivement été voir le Saturday Walking Street et le Sunday Walking street. Autant le premier soir on a joué le jeu autant le second on y est passé 10 minutes et on a vite rebroussé chemin. C’était blindé de touristes et si on ne souhaite rien acheter ce n’est pas forcément agréable avec cette foule.

Nos restaurants « coups de coeur » à Chiang Mai

On est sympa, on vous partage quelques bonnes adresses à Chiang Mai. On a arpenté Chiang Mai pendant une semaine et on a pu dénicher quelques perles rares. Voici les restaurants que nous vous recommandons fortement si vous passez par Chiang Mai:

  • Le Coconut Shell: Un petit restaurant qui sert de bons plats et qui fait des fruit shake à tomber. Les prix sont très corrects et conviennent parfaitement aux backpackers
  • Girasole: Si vous souhaitez manger une bonne pizza et que vous n’avez pas peur de mettre un peu le prix, c’est l’endroit qu’il vous faut ! Vous pouvez accompagner votre pizza d’un verre de vin si le coeur vous en dit.
  • Buathip: Un restaurant thaï qui fait de très bons plats, notamment des soupes. En revanche, l’ouverture du restaurant en basse saison est assez aléatoire. On avait beau passé devant à la même heure parfois il était fermé. Cela n’est pas très grave, le restaurant juste à côté est aussi très bon (celui en bois).

La semaine est passée rapidement (enfin un peu moins pour Clément) et nous étions ravis de quitter Chiang Mai pour démarrer la boucle de Mae Hong Son. Comme pour la boucle de Mae Salong, nous n’avons pas souhaité louer de scooter et on a décidé d’y aller en bus. C’est moins prise de tête, on se laisse juste porter.

La Boucle de Mae Hong Son: le départ

Nous partons de Chiang Mai le matin pour nous rendre à la gare routière car nous souhaitons nous rendre à Pai. Manque de bol, nous nous trompons de gare. Celle où nous devons aller est située à 5km. On rebrousse chemin et on commence à marcher. Un taxi s’arrête et nous propose de nous emmener, on négocie pas mal et finalement nous payons 30 baths chacun. Nous avons peur de louper le bus et nous n’avons pas envie de rester un jour de plus à Chiang Mai.

En arrivant sur place, on comprend vite qu’il n’y avait aucune inquiétudes à avoir, il y a plein de bus qui se rendent à Pai. On embarque dans un des bus et comme d’habitude dans les routes de montagne, je suis malade. L’arrivée à Pai est un soulagement. Enfin, pas tout à fait car on ne s’attendait pas à voir autant de touristes dans le nord de la Thaïlande. On ne s’attarde pas et on cherche un endroit où dormir. On trouve une petite guesthouse au calme et on pose nos affaires dans un joli bungalow, le tout pour 300 baths la nuit.

Nous avons un article détaillé sur Pai mais on ne vous cache pas que nous avons été un peu déçus par cette ville aux allures hippies où on te chuchote à l’oreille toutes sortes de noms de drogues. On ne s’est pas senti à notre place mais on a quand même su profiter des alentours de la ville. On vous en parle très prochainement. Après la ville de Pai direction Mae Hong Son en bus. Nous avions lu quelques articles au sujet de ce village et nous avions hâte de le découvrir.

Quelques jours à Mae Hong Son

Pour se rendre à Mae Hong Son, il faut survivre une fois de plus à des routes de montagnes et pour moi c’est toujours un supplice. Autant en scooter cela peut être drôle autant en bus c’est infernal. Heureusement, le trajet n’est pas long et nous arrivons dans la sympathique ville de Mae Hong Son en fin de matinée. Nous marchons jusqu’au centre ville et là un expat s’arrête à notre niveau:

« Welcome to Trump World »
« Beurk » (Clément est un peu plus virulent que ça…)

Mais d’où vient-il celui-là ?!…Il repart en trombe avec son scooter, content de son petit effet… Le ciel est bleu et on en profite pour découvrir la ville à pied. Après un déjeuner copieux (comprenez du fried rice) on part à la découverte de quelques temples. Au centre ville, il y a un grand lac où les thaïs viennent flâner, il y a plusieurs pagodes dont le Wat Jong Klang et le Wat Jong Khan. En marchant dans la ville et on tombe sur un marché. Nous, on adore les marchés et on y passe une bonne heure surtout que j’hésite à acheter un jean mais il n’y en a pas à ma taille. A côté de ce marché, il y a le Wat Hua Wiang, un temple un peu particulier car il est construit à la manière birmane. Et oui, nous ne sommes pas loin de la frontière birmane.

stupa doré à mae hong son

temple à mae hong son en thailande

thailande temple birman à mae hong son
Temple de style birman

Comme il fait super beau on se motive pour grimper jusqu’à un viewpoint. Entre temps, on traverse un monastère où on croise de jeunes moines qui nous saluent. Comme d’habitude, c’est assez sportif de se rendre jusqu’au sommet mais ça en vaut la peine surtout que la vue est bien dégagée. On reste là un moment à observer les thaï sportifs qui montent jusqu’au stupa en courant et les petits moines qui viennent tranquillement contempler la vue.

stupa blanc pendant la boucle de mae hong son

jeunes moines regardant l'horizon à mae hong son

escaliers à mae hong son

moine qui marche à mae hong son

On redescend vers la ville car nos estomacs commencent à crier famine. On retourne dans le même resto que ce midi. On commande et là le gérant, un expat, nous montre un écriteau. Apparemment, il n’est pas possible d’amener de quoi boire dans son resto, il fait référence à notre gourde. En gros soit on paie pour boire dans notre gourde soit on lui achète un coca ou une bouteille d’eau. La blague ! On lui explique gentiment que le coca c’est pas notre truc et que si on a une gourde c’est justement pour éviter d’acheter des bouteilles plastiques. Le mec s’esclaffe, décidément c’est quelques chose les expats dans cette ville ! Inutile de vous dire qu’on a pas remis les pieds dans ce resto.

Pour se consoler et comme c’est le déluge dehors, on se rend dans un bar, le Crossroads. L’ambiance est bonne et les locaux autour de nous sont apparemment tous chauds pour se prendre une cuite. Ils ont tous des bouteilles de whisky sur les tables. Nous on se la joue plus cool et on se commande juste une bière. Demain on doit se lever tôt pour visiter les alentours de Mae Hong Son.

C’est donc après une bonne nuit de sommeil que nous allons louer un scooter pour la journée. Le temps est plutôt mitigé mais nous tentons le coup. On a entendu parler d’un village chinois à quelques kilomètres, Ban Rak Thai et on a envie d’y faire un tour. En chemin, on s’arrête de temps en temps pour contempler les rizières qui nous entourent.

rizieres en thailande

On continue notre route et là il commence à flotter. On s’arrête sous un arbre pour ne pas finir tremper. Sauf qu’il pleut beaucoup et ça n’a pas l’air de s’arrêter. Comme notre abri n’est pas exceptionnel, on décide de continuer notre route. On se dit qu’en période de mousson, la pluie finit bien par s’arrêter pour laisser la place au soleil. Et bien sur ce coup là on a bien été naïfs !

Arrivée à Ban Rak Thai

On tombe sur le palais d’été royal quelques kilomètres plus loin et on décide de s’abriter ici. On reste là une bonne demie heure mais la pluie tombe toujours. Là, on se dit tant pis, on va jusqu’au bout, on est déjà trop loin pour rebrousser chemin. Le truc moins sympa c’est qu’on est pas du tout habillés pour ce temps, on est en short et on grelotte comme pas possible. On arrive finalement à bon port complètement trempés et gelés. Dans ces moments là, il n’y a que deux choses qui peuvent nous réconforter: un thé chaud et une bonne soupe. On commence pas commander un thé chaud dans un resto à l’entrée de la ville.

Clément grelotte et n’arrive pas à se réchauffer. Eh oui ! c’est lui qui conduit et qui se ramasse toute la flotte. On décide de changer de restaurant et là bonheur, on commande une soupe pour 1€ et on a du thé à volonté. Ce repas nous fait du bien et on est prêt à faire le tour du village. En fait, ce village est surtout composé de boutiques pour acheter du thé mais en basse saison la moitié des magasins sont fermés et le village a l’air à moitié abandonné. On est un peu déçus d’avoir fait tout ce chemin pour ça. On se décide à reprendre le scooter pour aller voir une cascade.

porte à ban rhak thai

ban rhak thai

La pluie n’a toujours pas cessé, on fait demi-tour et on reprend la même route qu’à l’aller. En effet, le village de Ban Rak Thai se situe aux confins de la Thaïlande, plus loin c’est la Birmanie. On arrive à la cascade qui n’a rien de très impressionnant. Sur place on croise un autre touriste qui souhaite aller jusqu’au village de Ban Rak Thai, on lui dit qu’il n’y a pas grand-chose à voir et il fait vite le choix de rebrousser chemin car le temps est toujours aussi horrible. Le pauvre il doit retourner à Pai dans la journée à 100km d’ici. On lui souhaite bon courage !

Au bout d’un moment, miracle, la pluie cesse. On se dirige à présent vers le village de Ban San Noi, un village de « long-neck karen » appelé « femmes girafes » en français. On s’est mis d’accord avec Clément, s’il faut payer l’entrée du village on rebrousse chemin. En effet, on ne souhaite pas participer à cette mascarade de village transformés en attraction pour le plaisir des touristes. Impensable jusqu’à présent, le temps commence à se lever et on aperçoit désormais le ciel bleu.

La route pour se rendre jusqu’au village est chaotique (appelons un chat un chat) et on a tout le mal du monde pour s’y rendre. Je dois souvent marcher pour que Clément puisse passer entre les flaques de boues qui jonchent la route. A quelques mètres du village on tombe nez à nez avec un camp de réfugiés birmans. Impossible d’y accéder, le camp est fermé par une barrière encadrée par des militaires. Pour passer, il faut apparemment montrer un papier. A gauche de ce camp de réfugiés se trouve le village de Ban San Noi. Aucun péage à l’horizon, on pénètre dans le village et on laisse le scooter à l’entrée. On aperçoit des stands de souvenirs à l’entrée du village et là on voit une femme girafe sur son métier à tisser. On est tellement surpris qu’on ose à peine la regarder. On la salue et on regarde ce qu’elle a à vendre. Il n’y rien qui nous intéresse et on décide de continuer notre visite du village. C’est la qu’on fait la connaissance de Lucky.

C’est un birman qui parle un peu anglais et qui appartient à l’ethnie des long-neck karen. On entame la conversation car on entend la musique de Justin Bieber au loin et on lui demande si c’est lui qui écoute ça. Il nous dit que non en rigolant, il subit juste la musique d’une tierce personne, tout comme nous. Il a envie de parler anglais et il nous invite à visiter son village. Il nous montre l’école où il enseigne, il nous explique qu’il enseigne la Bible même s’ils ne sont pas tous chrétiens. On trouve ça assez étonnant. Il a 22 ans et il écarquille grand ses yeux quand je lui dis mon âge. On passe devant un groupe d’enfants devant une bâtisse, il s’agit d’une sorte d’orphelinat. De nombreuses femmes girafes du village sont parties travailler à Chiang Mai dans les villages construits de toute pièce pour les touristes et ont laissé leurs enfants derrière elles. C’est la communauté qui s’occupe d’eux.

salle de classe à ban san noi

En tournant la tête, je vois des femmes qui me regardent avec insistance:

« Elles sont surprises de me voir ? »
(Rires) « Non, enfin on voit des gens comme ça dans les films. Tu sais comme ce film avec Jackie Chan »

Là je trouve qu’il abuse un peu de me comparer à Chris Tucker mais en cherchant bien on comprend qu’il me compare en fait à Jaden Smith dans Karaté Kid et on explose de rire. Bon être comparé à un mec m’a quand même un peu froissée, j’aurais préféré qu’il me compare à Beyoncé. Cela fait déjà un moment qu’on discute et on décide de parler de sujets un peu plus délicats.

« Tu as déjà été en Birmanie? »
« Oui, 2 fois »
« Tu aimerais y retourner pour y vivre? »
« Non, j’ai tous mes amis ici, je suis né en Thaïlande. Le seul problème c’est que j’ai besoin de papiers pour circuler dans le pays. J’ai déjà été à Chiang Mai mais je ne peux pas y rester pour travailler, je dois revenir ici »

Il est en contact avec un missionnaire et il espère que ce dernier pourra l’aider à s’établir dans la ville de Pai l’an prochain. Sans ça, impossible de quitter son village où il doit être chaque soir à cause du couvre-feu. On discute encore un moment avec lui puis on le salue tout en le remerciant pour la visite. Il nous remercie également et il est visiblement ravi d’avoir pu parler anglais. En partant, nous retournons voir la femme-girafe et on lui demande si on peut la prendre en photo. Elle prend tout de suite la pose. Clément lui dit qu’elle peut continuer son travail de tissage, c’est à ce moment là qu’il la prend en photo. Elle nous sourit et veut être prise en photo avec moi, je suis un peu gênée mais j’accepte. On lui montre la photo puis on la salue. On remonte ensuite sur le scooter pour repartir à Mae Hong Son. En chemin, on croise un gros contrôle de police. Pas de doutes, les réfugiés birmans sont parqués et bien contrôlés dans cette zone du pays.

femme girafe en thailande

Cette journée a été riche en découvertes. Le soir on se rend au marché de nuit pour manger puis on repart à Crossroads où on passe une bonne partie de la soirée. Demain, nous avons décidé de nous rendre à Pang Ung, une ville située à quelques kilomètres du village de Ban Rak Thai. On nous a dit qu’il était possible de faire du camping là-bas et on veut tenter le coup.

Informations Pratiques

  • La guesthouse que nous avons préféré: Johnny Guethouse – entre 300 et 350 baths la nuit
  • Location de scooter: 150 baths
  • Un resto sympa: Salween River Restaurant
  • Le bar à ne pas manquer à Mae Hong Son: Le Crossroads

Camping à Pang Ung pendant quelques jours

En se levant, on explique à la gérante de notre auberge que nous souhaitons aller à Pang Ung. Elle nous indique des taxis collectifs (les fameux « sorng taa ou ») situés à côté du marché. Il devrait y avoir un bus à 9h. C’est parfait, il est 8h20. On s’y rend à pied et on prend quelques provisions au marché. Nous sommes les seuls touristes dans le bus. Avec nous il y a surtout des villageois venus faire le marché. Tout ce petit monde descend au compte goutte et nous sommes les derniers à descendre à Pang Ung. Dernière ville desservie par le taxi collectif. Le chauffeur nous arrête devant le Pala Coffee. Le gérant nous propose une chambre mais on lui explique qu’on préfère faire du camping. On lit l’incompréhension dans ses yeux. Ok, on imagine que la période de la mousson n’est sans doute pas la meilleure pour faire du camping mais quand même.

camping à pang ung

lac artificiel à pang ung en thailande

clem à pang ung

On arrive au niveau d’un lac et on décide de planter la tente ici. Non loin de nous, il y a un autre campement, ce sont des thaïs qui sont là pour pêcher. La météo est plutôt clémente et on mange notre repas sur un ponton en profitant de la vue. On avait prévu de rester à Pang Ung une nuit mais finalement nous en passerons trois. Pour nos repas, n’ayant pas de quoi cuisiner sur le feu, nous allions chez Monsieur Pala au Pala Coffee. Cet homme est un peu une célébrité locale. Dans son café, il y a d’ailleurs deux coupures de journaux le concernant, encadrés fièrement au mur.

Issu de l’ethnie Karen (originaire de Birmanie), il a établi ce village avec 22 autres familles issues de la même minorité ethnique. Le gouvernement thaï leur a donné ces terres pour établir Pang Ung et cultiver le sol pour en retirer de l’argent. Les débuts sont difficiles mais Pala persévère et décide de cultiver du café et du thé. Il doit patienter 5 ans avant d’avoir un café de qualité. Très vite le succès est au rendez-vous. Grâce à l’argent gagné, Il créé une guesthouse avec l’aide de sa femme. En haute saison, il affiche toujours complet ce qui lui permet de vivre toute l’année. Bon en ce moment c’est très calme et il est donc ravi de nous voir. On ira manger chez lui chaque midi et soir, ce qui nous permettra de mieux le connaître. Grâce à lui, on goûte plein de spécialités du nord de la Thaïlande dont une salade de thé. Il nous fait aussi goûter son thé qu’il mélange avec du citron. C’est un régal.

Chaque soir, on allume un feu devant la tente et on passe la soirée autour. Un soir, en manque de bières, Clément demande au thaï qui campe au bord du lac s’il peut emprunter son scooter pour se rendre au village pour acheter quelques bières supplémentaires. Il l’invite aussi à se joindre à nous en lui payant une bière en échange. Il accepte et lorsque Clément revient avec son butin on discute un peu avec notre nouvel ami. Il nous précise qu’il n’est pas thaï mais qu’il est de l’ethnie Shan. Kone, c’est son nom, est à Pang Ung depuis plus d’une semaine, tant qu’il pêche de quoi manger il reste là. Il nous explique qu’il n’a pas de papiers thaï et qu’il n’est donc pas autorisé à se rendre dans le sud du pays. Il peut néanmoins se déplacer dans la région.

feu à pang ung

Ces récits nous étonnent et nous en apprennent énormément sur la manière dont les minorités ethniques sont traités dans le pays. Avant de nous quitter, Kone nous montre comment il entretient son feu lorsque le bois est mouillé. Il coupe des racines d’arbres ce qui ravive tout de suite notre feu. On le remercie et on lui dit qu’il peut passer nous voir quand il veut.

Durant ces trois jours, il a beaucoup plu (surtout la nuit) mais on a quand même pu profiter de belles éclaircies. On était au calme et on a pu faire la rencontre de Kone et de Pala. Le jour du départ, il pleut à grosses gouttes le matin et on doit ranger les affaires sous la pluie. On se rend une derrière fois chez Pala pour prendre un petit déjeuner avant de prendre le bus qui nous ramènera à Mae Hong Son. Mine de rien, ça nous fait quelque chose de quitter ce cocon…

nous à pang ung

Sur place, on cherche une guesthouse avec suffisamment de place à l’extérieur pour faire sécher la tente. On atterrit à « Johnny Guesthouse » où la gérante veut nous vendre tout et n’importe quoi, des tours, une location de scooter, des billets de bus. On a beau lui expliquer qu’on était là il y a quelques jours, elle n’en démord pas. On passe la nuit ici avant de se rendre à Mae Sariang.

  • Informations Pratiques pour Pang Ung
    Il est possible de poser sa tente gratuitement au bord du lac sinon on vous conseille vivement de rester chez Monsieur Pala au Pala Coffee à l’entrée de la ville. Nous étions à Pang Ung en basse saison et il n’y a avait pas un chat. Apparemment en haute saison, les thaïs prennent d’assaut ce petit havre de paix.
    Bus de Mae Hong Son à Pang Ung: 80 baths par personnes.

Notre journée à Mae Sariang

On a pas fait énormément de choses à Mae Sariang car on était crevés après ces quelques jours de campings. On a juste flâné dans la ville et on a passé pas mal de temps à notre auberge. La ville est calme et agréable mais il n’y a pas dix milles choses à y faire. On tombe le jour du marché ce qui nous permet de découvrir certaines spécialités locales. On quitte assez vite Mae Sariang pour passer quelques jours à Lampang non loin de Chiang Mai. Malheureusement, il n’existe pas de trajet direct et on doit repasser par Chiang Mai.

mae sariang

Le lendemain, nous prenons un bus en direction de Chiang Mai et c’est ainsi que nous clôturons la boucle de Mae Hong Son. Nous avons beaucoup aimé partir à la découverte de ces différents villages loin du circuit touristique classique. On a pu faire de belles rencontres et enfin poser la tente ! Clément attendait ça depuis un moment.

La boucle de Mae Hong Son: notre ressenti

Nous avons beaucoup aimé faire la boucle de Mae Hong Son. En basse saison, nous avons croisé peu de touristes et nous n’avions pas l’impression de faire un itinéraire très emprunté ce qui est plutôt agréable. Nos trois nuits à Pang Ung, sont à n’en pas douter un de nos moments préférés de la boucle de Mae Hong Son. La visite de Ban San Noi, le village des femmes girafes, et la rencontre avec Lucky, nous a aussi beaucoup marqué. Le point négatif reste sans doute Pai, un ville transformée en attraction touristique qui représente un peu tout ce que nous fuyons habituellement.  On a beaucoup aimé choisir le bus comme transport afin de se laisser porter au grès de nos envies, au final nous avons fait la boucle de Mae Hong Son en 10 jours. Nous avons utilisé uniquement le bus pour aller de ville en ville et nous avons loué 2 scooters, une fois à Pai et une fois à Mae Hong Son pour visiter les alentours.

L’article touche à sa fin, si vous l’avez aimé, vous pouvez l’épingler sur Pinterest. Place maintenant à la suite du voyage.

la boucle de mae hong son, notre itinéraire et nos conseils hors des sentiers battus

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13 comments

  1. Bonjour
    Je viens de lire vos 2 boucles avec bcp d’intéret car je vais voyager comme vous en bus mais seule. Merci merci, je crois que je vais vraiment vous copier Mais j’ai un mois en Thailande et je veux aussi aller à Sukothai et Ayutaya. Je ne veux pas passer de temps à BKK que je connais déja
    Je ne veux pas courir quitte à ne pas aller dans le sud si je trouve des coins qui me plaisent dans le nord
    questions : de thaton ou C Rai on est obligé de passer par C Mai pour aller à Mae HS ?
    De Chiang mai à MHS pas possible en 1 jour, 1 nuit obligée à Pai ??? car de ce que vous dites Pai n’est pas pour moi
    Merci d’avance

    1. Bonjour Line, navrée pour notre réponse tardive. Les horaires de bus à l’heure où nous étions en Thaïlande ne nous ont pas permis d’éviter ce passage par Chiang Mai. Il faudrait vérifier de nouveau les horaires, peut être qu’ils ont évolué depuis. Pour Pai, vous pouvez certainement vous rendre directement à Mae Hong Son, nous avions envie de voir à quoi ressemblait Pai mais on aurait pu s’en passer 🙂

  2. Pourquoi avoir pris cette photo avec la femme « girafe » ? j’ai du mal a le comprendre . je ne comprends toujours pas comment on peux etre aussi petit dans son comportement ? mais en fait je le sais , vous etes des touriste de base , qui ne comprennent et ne comprendrons ja mais le sens de visiter un pays….je ne me mele jamais au occidentaux quand je voyage en thailande, pour ne pas voir , entendre tous cela…

    1. Bonjour et désolé pour le retard de notre réponse, on ne revient quasiment jamais sur notre blog…
      Si vous saviez le nombre de fois où on l’a entendu celle-là, les touristes qui pensent savoir voyager mieux que les autres. Vous pouvez décider de voyager comme vous voulez mais vous n’en restez pas moins un bon touriste de base vous aussi. Ce n’est pas votre manière de voyager dans un pays qui décide de cela, mais surtout la manière dont vous êtes perçu. Vous êtes un occidental ? Alors vous serez perçu comme un touriste de base de toute manière, bien que cela vous énerve. Cessez de vouloir donner des leçons et laisser chacun voyager comme il le souhaite.

      Concernant cette photo, nous avons passé pas loin d’une heure dans ce village reculé non loin de la frontière birmane. Nous n’avions pas l’intention de prendre en photo cette femme et nous ne l’avons d’ailleurs pas fait au départ. C’est suite à notre discussion avec Lucky et quand nous quittions le village que cette femme a insisté pour que nous prenions une photo pour la lui montrer.

  3. vous ne comprenez pas le sens de mon commentaire, je suis un touriste occidental , est je suis vu comme un touriste, c’est evident, je n’essaie pas de me faire passer pour un thailandais contrairement a un bon nombre de petits français suffisant, hautains,   qui en disant 3 ou 4 mots thai  se prennent  pour des habitués du pays en arrivant comme des conquerents……en general 9 sur 10
    contrairement a vous , je suis le plus discret possible, je regarde, je me mêle de rien , est surtout des photos comme cette femme, je la garde pour moi est je l’expose pas au monde entier…je donne des leçon de savoir vivre en effet , car j’en est marre de me croiser des population de petite gens comme vous , yen a assez a l’aeroport ou je reconnais les français sans avoir a les ecouter parlerbien sur que si,  la c’est la maniere dont vous vous comporter qui est important contrairement a ce que vous dites, c’est la base !!! le conportement est la maniere c’est la meme choses de toute façon , votre phrase est inutile !!!
    je donne des leçon, mais vous en avait besoin pour remettre votre suffisance est votre mentalité a un niveau tolerable

    1. Il semblerait que j’ai touché un point sensible. Ne venez pas me parler de suffisance alors que vos 2 commentaires en sont un parfait condensé. Votre manière de voyager vous plaît, notre manière de voyager nous plaît. Et d’ailleurs vous ne nous connaissez pas, et parce que vous avez vu 3 photos vous pensez connaître notre manière de voyager. Qu’en-savez vous si nous sommes discret ou non pendant notre voyage ? Vous avez beau vouloir vous faire discret, à n’en pas douter que je reconnaitrai un français rien qu’à votre manière d’être, que vous le vouliez ou non.

      Vous devez être de ceux qui font la distinction entre voyageur et touristes, j’en pleure de rire. D’ailleurs, si cela vous gêne tant que ça, ne voyagez pas en Thaïlande, ce pays est rongé par le tourisme depuis bel lurette. Nul doute que vous croiserez moins de touristes ailleurs.

  4. oui vous avez touchez un point sensible !! comme vous dites… vous restez sur la défensive dans vos arguments, cela en dit pas mal sur vous, bref passons
    au final , je regrette des gens comme vous qui osez mettre des photos comme cette femme sur un blog .
    je vous cite :
    » Vous avez beau vouloir vous faire discret, à n’en pas douter que je reconnaitrai un français rien qu’à votre manière d’être, que vous le vouliez ou non. »
    tout est dit…

    1. Qu’est-ce qui vous dérange exactement dans cette photo ? Pourquoi cette photo et pas celle au dessus avec les deux moines thaïlandais ? Nous n’avons pas le droit d’afficher les photos des gens que nous croisons, sous prétexte qu’ils appartiennent à telle ou telle ethnie ?

      Nous n’avons pas participé à un tour dans les villages construit de toute pièce par des thaïlandais malveillants qui utilisent les réfugiés birmans pour se faire de l’argent. Cette femme était libre de ses choix, elle a d’ailleurs insisté pour être prise en photo avec Daïnah. Pourquoi ? Parce que Daïnah est métisse et attise régulièrement la curiosité des populations locales. Devrait-on les blâmer eux aussi pour cela ?

  5. continuez a montrer ces gens comme des animaux de zoo, vous devez faire de sacrée soirée a raconter vos exploit de voyage a vos amis…vous montrer aussi les mendiants ?
    ne pas comprendre tous ca, c’est que je ne me suis pas tromper sur votre façon de voyager

    1. Très bien, donc nous n’avons plus le droit de partager des photos montrant des personnes ? Quid de nos photos du Gran Poder à La Paz ? Des supporters de foot à Tucuman ? Ce qui me dérange chez vous, c’est que vous vous voulez bien pensant mais vous n’aurez jamais le même discours face à des photos d’occidentaux partagées sur notre site. Justement nous partageons de tout, sans jugement. Nous ne classons pas les gens comme vous le faites, du plus riche au plus pauvre, pour sélectionner quelles photos nous partageons. Nous partageons les cultures, les ethnies, d’où qu’elles viennent et quel que soit le niveau de vie.
      Ne pas comprendre tout cela, c’est faire preuve d’une certaine forme de pitié à l’égard de certaines populations. Tout ce que nous évitons.

  6. quand vous essayé d’argumenté , éviter d’inventer mes pensées et mes réponses…
    mes réflexions depuis le début ,n’etais pas comme vous dites de ne pas avoir le droit de partager certaines de vos photos que je juge  » intimes « sur vos rencontres
    c’est un peu plus profonds que ca, et vous n’arrivez pas a le comprendre
    vous me parler de de riche de pauvres de ceci de cela, oula vous vous égarés …
    de toutes façon je n’attendais pas plus depuis le debut de vos explications on a pas la meme visions des choses concernant les gens et leur vies…

    1. Pourquoi avoir insisté si vous n’en attendiez pas plus… Votre seul argument consiste à dire « Vous ne comprenez pas », mais vous n’expliquez pas. Vous faites un blocage sur une photo en particulier, pourquoi celle là et pas une autre ? Allez-y expliquez moi, allez au fond de votre pensée.

      Si vous voulez donner des leçons, soyez un peu plus pédagogue sinon passez votre chemin.

  7. je vous cite :
    Si vous voulez donner des leçons, soyez un peu plus pédagogue sinon passez votre chemin.
    faites vous aider si vous avez des difficulté de compréhension , tout est dit dans les precedents commentaire, pas besoin de faire des pages sur ce que je vous reproche , bizarre que vous ne comprenez pas ou bien vous faites semblant de ne pas comprendre.. de toutes façon cela ne change rien meme cela le confirme, je naime pas votre mentalité , ya des moment ou il faut reflechir
    deplus je ne prends pas ces gens la pour des pauvres ou quoique ce soit comme vous dites, je nest pas de hiérarchie envers les gens , rien que d’avoir pensé cela, sa en dis long de vous, vous etes , du petit touriste , le touriste que lon trouve au buffet, a ce rejouir quand il a reussi a gagné 1 ou 2 euros sur un achat sur un taxi…
    continuez a faire rever votre auditoir

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