Randonnée dans le parc National Abel Tasman

Après avoir séjourné une semaine chez Ben et Heather en HelpX à Blenheim, nous reprenons la route pour partir à la découverte du parc National Abel Tasman. On s’arrête au centre d’information à Nelson pour s’informer sur les différentes options qui s’offrent à nous. On a envie de faire du kayak et on a aussi envie de faire de la randonnée.

Ce qu’il faut savoir c’est que durant la randonnée il y a un estuaire à passer et qu’il n’est franchissable qu’à marée basse. Il faut donc composer avec cette contrainte. Nous qui voulions faire la rando en 3 jours on se retrouve bloqué à cause des horaires de marées. On demande conseil à notre interlocutrice mais elle n’est pas très serviable, elle n’a jamais dû faire la randonnée car elle est incapable de nous donner des indications précises sur le chemin et la durée du circuit.

On tergiverse pas mal et finalement on réserve une journée en kayak pour le lendemain pour ensuite enchaîner 3 jours de randonnée au lieu de deux pour avoir le temps de passer ce fameux estuaire. On réserve également un « water-taxi » comme au Lac Waikaremoana pour le dernier jour afin de nous ramener à notre point de départ. Ouf tout est réservé, on peut maintenant se diriger vers un camping gratuit pour passer la nuit.

Journée kayak dans le parc national Abel Tasman

Nous arrivons sur le lieu de rendez-vous à 8h30. On se change et on prépare nos sacs à dos pour nos 4 jours. On galère à faire rentrer toutes nos affaires dans le kayak mais ça passe, c’est le principal. On a ensuite un petit tuto pour diriger notre kayak de mer. On attend ensuite une éternité les retardataires puis on se rend sur la plage pour nous jeter à l’eau.

dainah et son kayak au parc national abel tasman

On est tout excités à l’idée de faire du kayak, on se dirige directement vers Adele Island pour aller à la rencontre d’une colonie de phoques. C’est la première fois qu’on en voit en Nouvelle-Zélande ! (en fait, il y en a partout mais ça on ne le savait pas à l’époque). On voit aussi pas mal de petits aux côtés de leur mère c’est vraiment trop mignon. On fait ensuite le tour de l’île tranquillement puis on accoste sur une petite crique pour manger.

phoque au parc national abel tasman

Il ne fait pas très beau et Daïnah se les gèle alors on ne traîne pas. On repart et on longe la côte du parc national d’Abel Tasman. On pagaie vers « Pitt’s Head » d’où on aperçoit une colonie d’oiseaux. Le temps commence enfin à se découvrir et on se dirige vers Anchorage, notre point d’arrivée. On dépose notre kayak et on le vide. Un water-taxi s’occupera de le récupérer. On va installer notre tente au camping et on profite du soleil qui se montre enfin. Clem en profite même pour aller piquer une tête. L’eau est superbe, ça change vraiment tout avec un peu de soleil. Le soir on joue aux cartes puis on se fait à dîner. Un couple vient planter sa tente à côté de nous et on a beau essayer d’être sympas ils restent de marbre…

anchorage parc national d'abel tasman

Première journée de randonnée au parc national Abel Tasman

On se lève sous un ciel bleu. Alors qu’on est en train de petit déjeuner, le couple d’à côté se fait voler son pain par une sorte de poule, un weka.  On se permet d’en rire car vraiment ils n’étaient pas sympas. On remballe ensuite toutes nos affaires et on démarre la randonnée dans le parc national Abel Tasman. Pour la petite histoire, Abel Tasman, c’est un navigateur néerlandais qui fut le premier explorateur à découvrir la Nouvelle-Zélande en 1642 (et oui bien avant le Capitaine Cook). Les Néo-zélandais on choisi de nommer un de leurs parcs nationaux en son honneur. Voilà pour le point culture.

parc national abel tasman

Le début de la randonnée est plutôt facile, rien à voir avec le Lac Waikaremoana. On profite de petits détours pour s’enfoncer davantage dans le parc national d’Abel Tasman. Avant d’arriver à l’endroit où nous allons manger, on doit passer un pont. Sauf que sur le pont il y a pleins de personnes âgées et on arrive pas à passer car le pont est trop étroit. On doit attendre une bonne quinzaine de minutes. En fait, les water taxi s’arrêtent un peu partout sur le parcours de la rando et du coup on croise tout d’un coup des hordes de touristes qui se préoccupent peu que toi tu es une dizaine de kilos sur le dos et que tu marches depuis des heures !

On arrive finalement à « Bark Bay » et on fait notre pause de midi. Que ça fait du bien de ne plus avoir son sac sur le dos ! Il nous reste encore quelques kilomètres à faire dans l’après-midi. On démarre ce bout de rando sur la plage et Clem se fait attaquer par un « oyster-catcher ». Clem était trop près de son nid et l’oiseau a voulu défendre son territoire !

oyster catcher au parc national abel tasman
l’agresseur

Pour retrouver le chemin de la rando, on doit enlever nos chaussures et passer des petits cours d’eau sur la plage. On vous laisse imaginer comme c’est pratique. On marche dans la forêt un bon moment et ça grimpe pas mal. On arrive finalement à notre camping pour la nuit, Onetahuti campsite. Sur ce camping, nous sommes 5, nous et 3 suisses. On discute un peu avec eux mais on doit vite s’abriter sous nos tentes car la pluie commence à tomber. On a juste le temps de se faire à manger avant de s’engouffrer dans notre tente. On ne bougera plus jusqu’au lendemain.

Jour 3 au Parc National Abel Tasman

A notre réveil, notre tente est trempée car il a beaucoup plu cette nuit. Alors que les Suisses se dirigent vers « Anchorage », nous sommes les seuls à continuer dans l’autre sens. Ce qu’on nous avait pas dit c’est que ce matin la marée est haute. La randonnée commence habituellement sur la plage mais là elle est inaccessible. Nous sommes dans l’incapacité de suivre la route de randonnée et nous devons trouver un autre chemin. Après une petite crise de nerfs, on passe une rivière qui se jette dans la mer (on a de l’eau jusqu’aux genoux) puis on traverse des buissons pleins de ronces pour retrouver la plage.

parc national abel tasman dainah sur la plage avec son sac à dos

On a mis plus d’une heure pour retrouver notre chemin de rando, on se demande comment on a pas pu nous prévenir quand on a réservé nos campings. On continue notre randonnée et on arrive rapidement à Awaroa Bay. Un magnifique estuaire mais qui a beaucoup moins de peps sous un ciel gris.

clement face a awaroa bay

On s’abrite dans une cabane et on en profite pour manger en attendant la marée basse mais aussi que la pluie cesse. On ne sait pas trop à quel moment il faut traverser mais on commence à voir des gens dans l’autre sens qui commencent la traversée. On se dit qu’il faut y aller. On enfile nos shorts et on retire nos chaussures. On met nos tongs et on commence à traverser.

Nous qui pensions être mouillés jusqu’au genoux, Daïnah a de l’eau jusqu’aux fesses et elle doit soulever son sac à dos pour ne pas mouiller ses affaires. La pluie et le vent s’en mêlent et Daïnah a du mal à traverser à cause de sa peur de l’eau, elle se voit déjà emportée par le courant. En prime l’eau est glacée. C’est dans ces moments là que tu demandes pourquoi tu t’es fourré dans une telle situation. Heureusement, l’estuaire n’est pas immense et on arrive de l’autre côté, trempés, bien évidemment. On se sèche comme on peut et on continue notre route. Nous arrivons au bout d’une heure environ à notre dernier camping, Waiharakeke Bay. Le soleil est de retour et on en profite pour se changer. Que ça fait du bien de mettre des vêtements secs ! Une fois que la tente est montée on va se promener sur la plage. On l’a rien que pour nous et c’est très agréable après une journée pareille. Enfin, on profite comme il se doit du parc national Abel Tasman.

Dernière journée de randonnée

C’est notre dernière journée de randonnée dans le parc national d’Abel Tasman. On se réveille avec le soleil et on petit déjeune tranquillement avant de prendre la route. On démarre une nouvelle fois sur la plage puis on grimpe un peu. Ça monte pas mal d’ailleurs ! On arrive à « Goat bay » où on fait une petite pause. C’est une jolie petite plage déserte qui s’offre à nous. On remonte ensuite et on marche un moment avant de tomber sur un jolie point de vue sur Totaranui Bay, notre point d’arrivée.

totaranui bay abel tasman national park

Le temps de descendre et de rejoindre la baie que la météo a déjà changé, il commence même à flotter ! On attend notre water-taxi à l’abri et on arrive à le prendre 1h plus tôt car il y a très peu de monde à bord. Dans le bateau, on rencontre un couple de français d’un certain âge avec qui on discute, ils ont un peu de mal à se faire comprendre du capitaine et on les aide. Pendant la durée du trajet retour, on a droit à une visite du parc, on aperçoit très clairement un pingouin bleu dans l’eau qui s’amuse à passer sous notre bateau. Le capitaine du bateau est très surpris car il nous assure qu’ils sont d’habitude très peureux. On croise ensuite de nombreux phoques puis on longe la côte. Le ciel s’est à nouveau découvert et c’est super beau vu de l’eau.

On arrive enfin à bon port et on récupère notre voiture. On prend une bonne douche puis on reprend la route. On a bien aimé notre rando mais le temps n’a pas vraiment été avec nous et les paysages n’étaient donc pas aussi spectaculaires. Avec le recul, on aurait sûrement fait une journée de kayak et une journée de marche en prenant des water-taxi, cela aurait été plus simple et plus agréable.

Wharariki Beach et Golden Bay

Nous sommes bien requinqués et nous décidons de conduire jusqu’à la Golden Bay le jour-même, c’est un lieu touristique où les néo-zélandais aiment passer leurs vacances. On y arrive assez tôt et on décide d’attendre le coucher de soleil à Wharariki Bay. Pour s’y rendre, il faut marcher un petit kilomètre à travers des pâturages où on croise quelques moutons (bon pas si étonnant que ça en Nouvelle-Zélande, je vous l’accorde).

plage de wharariki bay

wharariki bay nouvelle zelande

Mais il fait froid et on sent que le coucher de soleil ne sera pas top. On se promène quand même sur la plage et on prend quelques photos. On aperçoit même des phoques qui se reposent sur des rochers. Evidemment, il y a un touriste qui veut absolument son selfie avec un phoque et qui les perturbent. Pourtant, il y a des panneaux clairs qui disent de ne pas chasser ou suivre les phoques…Après une bonne balade, on décide de rebrousser chemin et de reprendre la route.

phoque nouvelle zelande

Daïnah en bonne copilote, indique la route à Clem mais suite à quelques erreurs, on se retrouve au milieu de nulle part. Il va faire nuit, Clem est crevé et on trouve un petit parking où dormir. Quand on se lève le lendemain, on découvre qu’il y a une petite randonnée dans le coin. On se prépare et on y va. Le début de la rando est plutôt simple mais ça se corse quand il faut monter.

En chemin, on croise un mec partit plus tôt que nous, couvert de boue, une pelle à la main. On a même pas envie de savoir ce qu’il a bien pu faire celui-là! On continue tranquillement notre chemin et on doit emprunter un ancien lit de rivière pleins de cailloux plutôt instables. C’est assez casse-gueule mais la vue au sommet de « Knuckle Hill » en vaut largement la peine. On en profite pas longtemps car on doit vite redescendre, il commence à flotter. On est bien mouillés mais heureusement on est bien protégés ensuite sous les arbres. En revenant vers la voiture, on sèche un peu et on croise deux boucs, là tout seuls sur le chemin. Décidément, on croise tout et n’importe quoi par ici !

vue depuis knuckle hill

Les Nelson Lakes

Après avoir fait pas mal de route et trouvé un camping gratuit on se dirige vers la côte ouest de l’île du sud. Mais avant ça, on s’arrête aux lacs Nelson. C’est un ensemble de lacs au pied des montagnes qui offrent des paysages incroyables. On s’arrête notamment au Lac Rotoiti qui est sublime d’autant plus que le ciel est dégagé. On se dirige ensuite vers le lac Rotoroa mais le temps a encore changé et ce n’est pas aussi époustouflant. On a encore pas mal de route à faire et l’après-midi se déroulera principalement sur la route.

lac rotoiti

On trouve un petit camping sympa dans la ville de Ahaura et on y reste pour la nuit (pour 5$ par personne c’est cadeau). On y rencontre un couple de bretons et un couple de toulousains (des gens très bien en somme) avec qui on discute toute la soirée. Ça fait du bien de parler un peu avec d’autres français et d’avoir leur ressenti sur le pays. On passe une bonne soirée et on se couche assez tard ce soir là. Les prochains jours, nous explorerons la côte ouest de la Nouvelle-Zélande mais on devra changer nos plans suite à un gros imprévu.

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