Great Ocean Road: Road trip de Torquay à Warrnambool

Quasiment chaque australien croisé sur la route nous a parlé de la « Great Ocean Road » en abusant de superlatifs: « C’est grandiose » « Une route à ne pas louper » « Un immanquable de votre voyage ». Bref, la Great Ocean Road devait figurer dans notre itinéraire. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre mais à en entendre tellement on s’attendait à quelque chose d’exceptionnel. On ne va pas faire de suspense, la Great Ocean Road ne nous pas transcendé, à par peut être sur une dizaine de kilomètres. On explique en détails dans cet article notre manque d’enthousiasme après avoir parcouru la route la plus connue d’Australie.

Déjà, posons le décor. Nous avions passé un week-end incroyable à Wilson Promontory. Ce parc national nous a offert des paysages de folie, sur place on a aussi vu nos premiers émeus et on a fait quelques balades loin du monde et de la folie urbaine australienne. Pour continuer sur notre lancée, on décide de contourner Melbourne et d’enchaîner avec la Great Ocean Road. Nous sommes donc arrivés vers Torquay. Ville de départ de la Great Ocean Road.

Great Ocean Road: départ depuis Torquay

Torquay est une ville de surf, on croise de nombreux surfeurs avec la planche à la main, les cheveux aux vents et bien souvent avec un petit sourire condescendant qui signifie, « et ouais moi j’ai la chance de vivre ici ». Sauf que dans l’eau on croise très peu de bons surfeurs, à croire que tout est dans l’attitude, un peu comme dans certaines stations de ski où le paraître est plus important que la performance.

Nous on est pas vraiment fan de la culture « surf » alors on est pas subjugué par ce coin même si on a de beaux points de vue sur la mer. On va quand même faire un tour vers « Bell’s Beach » surtout connue pour la scène finale du film « Point Break » (en réalité la scène a été tournée aux US). Dans l’eau on peut observer de très bons surfeurs. Ce n’est pas une coïncidence, les entrainement du « Rip Curl Pro » battent leur plein. On voit enfin de vrais surfeurs ! C’est à peut prêt la seule chose que nous retiendrons de Torquay. Ça commence bien.

Depuis Anglesea à Lorne

Le jour suivant, rien de mieux. Le temps est maussade, il y a de grosses rafales de vent et on aura même droit à de la pluie. On n’insiste pas et on décide de dormir aux alentours de Lorne en priant pour qu’on est un peu de soleil le lendemain. Nos prières ont apparemment été entendues. Le lendemain, le soleil est au rendez-vous, on se rend à Lorne pour prendre un petit dèj dans un café très sympa et on se promène un peu sur la plage. Lorne possède l’âme d’une ville de bord de mer. Ce petit plus qui rend une ville attachante et qui laisse un doux souvenir quand on y repense sans pouvoir dire précisément ce qu’on a aimé. La journée précédente est vite oublier, on reprend le volant avec le sourire.

Après la ville de Lorne, il y a plusieurs endroits où on peut s’arrêter. Il y a quelques points de vue et des lieux où on peut observer la faune locale. On décide de s’arrêter à Kennet River car on peut parfois y voir des koalas. Mais qui dit lieu touristique dit abus. A côté du parking, il y a une petite boutique qui vend des graines pour oiseaux. Les touristes viennent en acheter et nourrissent les perroquets. Le plus drôle c’est qu’il y a des panneaux où il est clairement dit qu’il ne faut pas nourrir les animaux dont les perroquets. On a beau montrer les panneaux, les gens pensent être au dessus de ça car ils ont acheté des graines pour « oiseaux ». Il y a même un touriste qui s’en prend à Daïnah en lui disant de se mêler de ses affaires. C’était peut être un arrêt de trop…On ne tarde pas à reprendre la route et on espère que la Great Ocean Road, ce n’est pas que ça.

perroquet great ocean road

Passage par le Cape Otway

Nous continuons vers le Cap Otway. N’ayant pas de guide sur l’Australie, nous ne savions pas que l’accès au phare était payant. Si on l’avait su on ne serait même pas dérangé. La foule est beaucoup trop de dense sur place et on a pas envie de visiter un phare dans ces conditions. Sur la route qui mène au Cape Otway, c’est le même scénario, à chaque koala dans un arbre, il y a plusieurs attroupements de touristes. Les observer en se bousculant sous un arbre pour prendre une photo, ça ne nous dit rien et on s’arrête à peine cinq minutes.

koala au cape otway en australie

cape otway great ocean road

C’est déjà notre troisième jour sur la Great Ocean Road et on se demande vraiment pourquoi tout le monde en fait un plat. Pour l’instant, on est déçus et on espère que les jours suivants seront appréciables. Nous nous arrêtons pour la nuit à Princetown Camping Area, demain nous découvrirons de nos propres yeux les 12 apôtres.

Les 12 apôtres de la Great Ocean Road

Nous avons naïvement pensé que ce serait une bonne idée d’assister au lever de soleil au 12 apôtres. Nous pensions que les autres touristes seraient trop fainéants pour se lever aux aurores. Pourtant, nous sommes maintenant des habitués des levers/couchers de soleil foireux (comme à Luang Prabang au Laos ou à Angkor) et on aurait dû y réfléchir à deux fois.

Sur place, nous sommes donc beaucoup à avoir eu la même idée. Il y a même un couple d’Instagrammeurs qui se prend en photo dans des lieux pourtant interdits (une barrière c’est quand même un signe clair, non?). Et comme les autres fois, on se demande se qu’on fait là. On attend néanmoins que le soleil se lève puis on décide d’aller sur la plage en contrebas, Gibson steps, pour s’extirper un peu de la foule. Ouf un peu d’air!

12 apôtres great ocean road

On revient ensuite au point de vue où nous étions pour le lever de soleil et miracle, il n’y a plus personne. La lumière est à présent magnifique et le ciel est d’un bleu profond. Il est 8h30 et le « lookout » s’est vidé. On en profite comme il se doit et on continue notre route vers « Lorch Ard Gorge » (où on retrouve le fameux couple d’Instagrameurs qui s’est changé pour l’occasion), une formation rocheuse sculptée par la mer et l’érosion, tout comme les 12 apôtres.

Le reste de la matinée, on va de « point de vue » en « point de vue » pour voir des formations rocheuses avec des noms plus ou moins inventifs comme « The London Bridge » (qui ne ressemble plus à rien car il s’est effondré en 1990), « The Grotto » ou encore « Bay of Martyrs ». Entre temps, le temps a tourné au vinaigre et on est plus très enthousiastes. On se dirige donc en début d’après midi vers Warrnambool.

great ocean road

loard arch gorge great ocean road

australie great ocean road

La forêt pétrifiée du Cape Bridgewater

La « Great Ocean Road » comme on la connaît se termine ici. Certains dépliants touristiques poussent malgré tout à aller un peu plus loin. Comme il nous reste du temps avant de rendre notre van à Melbourne on se prend on jeu et on roule jusqu’au Cape Bridgewater. Sur place, il y a une forêt pétrifiée. L’endroit est étonnant et on trouve ça vraiment sympa. Dommage que le temps soit gris et que la zone dédiée à la forêt pétrifiée ne soit pas accessible.

petrified forest australia

L’après-midi, on va à Tower Hill. C’est un endroit assez atypique car il s’agit d’un volcan éteint qui est aujourd’hui une réserve et un refuge pour de nombreuses espèces. On peut y croiser des koalas, des kangourous mais aussi des émeus ainsi que de nombreux oiseaux. Il y a plusieurs sentiers balisés pour découvrir les lieux. C’est vraiment un endroit sympa à découvrir.

On se promène dans le parc et on voit enfin des émeus de près. Ils sont attirés par la nourriture que laissent les touristes dans l’espace de pique-nique et viennent à plusieurs pour voler de la nourriture. Les émeus sont assez grands et pas foncièrement dociles donc on ne s’approche pas trop et on observe en silence. Ceux qui mangent sont d’abord amusés de voir les émeus s’approcher mais regrettent aussitôt d’avoir emmener leur casse-croûte, oubliant qu’ils ont face à eux un animal à l’état sauvage et de nature plutôt agressive.

émeus en australie

émeus

émeus de profil

On se balade dans ce parc dans l’après-midi et on admire les alentours depuis une colline qui surplombe Tower Hill. On croise aussi quelques beaux oiseaux colorés.

fairy wren australia

La Great Ocean Road se termine ici pour nous. Mise à part les « 12 apôtres » et « Lorch Ard Gorge » on est clairement resté sur notre faim. Alors oui les formations rocheuses sont surprenantes mais il y a tellement de monde partout qu’on apprécie même plus les paysages qui nous entourent. C’est pour nous un exemple typique de lieu devenu trop touristique et qui a perdu tout son charme. La Great Ocean Road n’aura vraiment pas marqué notre voyage en Australie.

Après avoir parcouru cette route, nous sommes allés dans le parc national des Grampians puis à Melbourne (l’article est déjà en ligne ici), dernière étape de notre voyage en Australie. Il nous reste encore deux articles à partager avec vous concernant ce pays, notre ressenti global et le bilan, inutile de vous dire qu’on a fait un gros trou dans notre budget pour nous payer ces deux mois ! On vous parlera ensuite (ou devrions nous dire « enfin ») de l’Argentine.

L'article vous a plu ? Partagez-le ;)
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
0

1 comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.