Argentine

Salta, boucle nord et sud en 8 jours

on
novembre 16, 2018

Nous quittons Cafayate pour rejoindre la ville de Salta. Notre objectif est de faire la boucle de Salta, un road trip de plusieurs jours autour de la ville. Pour être plus précis, il y a deux boucles, la boucle nord et la boucle sud de Salta. Vous n’imaginez même pas notre excitation à ce moment là. On a adoré avoir notre propre véhicule en Australie et en Nouvelle-Zélande et on a hâte de revivre l’expérience en Argentine.

Salta par contre, nous n’avons pas vraiment envie de la visiter, nous n’avons pas envie de nous forcer. Après plus d’un an sur les routes, on a envie de faire ce qu’on veut et pas ce qui est dicté dans des guides. Alors Salta, on ne vous en dira pas grand-chose.

Pour découvrir le nord de l’Argentine en revanche, ce qui nous a semblé le mieux était de louer une voiture. Nous avons rencontré certains voyageurs qui ont fait la boucle nord en bus mais vraiment, on avait pas envie de s’infliger ça. Et puis, on ne voit pas autant de chose. L’autre solution aurait été de choisir un voyage sur mesure mais là encore, on ne pouvait pas s’offrir ce type de prestation lors de notre tour du monde.

La voiture c’est plus évident et bien évidemment ça nous offre un certain confort, on avait envie d’y aller à notre rythme. On vous détaille dans cet article notre itinéraire et on va essayer de vous montrer la beauté et la richesse des paysages du nord de l’Argentine, cette région est vraiment sublime !

Comme cet article est long, on a réalisé un petit sommaire pour que vous puissiez y voir plus clair. On a aussi décidé de vous partager pas mal de photos et en toute fin d’article, on a récapitulé notre road trip dans une vidéo.

La ville de Salta

Nous sommes arrivés à Salta en fin de journée et nous avons rejoint notre hôtel à pied depuis la gare routière. Nous avons choisi le « Namaste Hotel » en espérant être au calme. On peut déjà vous dire que ce choix a été excellent. L’hôtel est calme et le propriétaire est accueillant et chaleureux, un vrai coup de cœur ! Il nous a d’ailleurs expliqué que le choix de l’hôtel avez été soigneusement choisi pour accueillir des hôtes calmes. En ce qui concerne la ville en elle-même, pas grand chose à vous dire comme expliqué précédemment, nous n’avons pas vraiment visité la ville de Salta. De plus, il faisait gris lorsque nous y étions et cela ne nous a pas vraiment donné envie de mettre le nez dehors !

C’est marrant mais ce voyage en Argentine on ne l’imaginait pas vraiment comme ça. On avait envie de grands espaces mais on a commencé par visiter des villes. On avait pourtant bien saisi nos envies mais on ne savait pas comment les atteindre. Voir l’Aconcagua nous a davantage motiver pour aller un peu loin. La location d’une voiture nous a permis de combler nos attentes, de pouvoir se déplacer plus librement sans contrainte et se retrouver seuls dans la nature.

La location du véhicule à Salta

Comme les blogueurs « Keep time for blabla » et « Les Gros Sacs » nous avons choisi, « Das rent a car » pour la location de notre véhicule. Nous avons fait plusieurs agences et c’est de loin la moins chère. En tour du monde, c’est clairement le critère le plus important pour nous. Sergio est venu nous déposer la voiture dès le lendemain matin à 8h à notre hôtel et il a toujours été disponible durant la location. Autant vous dire qu’on recommande Sergio les yeux fermés.

La boucle sud de Salta en 3 jours

Nous avons loué la voiture pour 8 jours afin de faire la boucle nord et la boucle sud de Salta en une fois. Avant de quitter Salta, nous avons fait des courses à Carrefour pour avoir de quoi faire un petit déjeuner composé essentiellement de crackers et de fromage. On a aussi fait le plein d’essence. La sortie de la ville de Salta n’a pas été de tout repos car il n’y a pas de priorité aux carrefours et ça peut vraiment prêter à confusion parfois!

Heureusement, Clément est un chauffeur hors pair et il s’en est tiré avec brio. Pour débuter notre road trip, nous avons roulé en direction de Cachi, un petit village. Les premiers kilomètres défilent et Salta s’éloigne petit à petit. Nous arrivons en pleine campagne. Nous montons ensuite en altitude et la route commence sérieusement à zigzaguer. C’est généralement sur ce genre de route que l’estomac est tout retourné…

Tout le long de la route, il y plusieurs points de vue pour avoir un meilleur aperçu de l’environnement qui nous entoure. On s’arrête à plusieurs reprises et on contemple la beauté des paysages. Le road trip commence à peine et on est déjà séduit par les paysages qui nous entourent.

boucle de salta

Cachi

Route entre Salta et Cachi

Le Parque Nacional de los Cardones

Nous remontons en voiture et le paysage commence à changer. La campagne luxuriante laisse place à des paysages plus arides, la flore se fait plus rare. Un élément s’impose néanmoins, le cactus. Au parque nacional de los Cardones, il y en a des milliers. Il y a également un petit parcours didactique pour en apprendre plus sur ces drôles de plantes. Au loin, on aperçoit quelques guanacos, bien trop peureux pour qu’on puisse les approcher. Autour de nous ce n’est qu’immensité, et nous on a ça rien que pour nous…La boucle de sud de Salta ne nous déçoit pas.

Vers 16h, nous arrivons à Cachi. Sur place, difficile de trouver un hôtel dans nos prix mais on tombe finalement sur l’hôtel « El camino del Inca » qui propose des chambres pas trop chères. On s’y installe et le soir on achète des tortillas dans la rue pour le dîner. On ne se fait pas prier pour dormir, cette première journée a été bien fatigante.

Le lendemain nous reprenons la route. Notre objectif est de nous rendre à Cafayate. En prenant la route le matin, on entend le cri de perroquets et on stoppe la voiture pour partir à leur recherche. Alors qu’en Australie c’était un jeu d’enfant de les prendre en photo, ici c’est le parcours du combattant. Dès qu’on s’approche un peu, ils s’envolent et c’est hyper frustrant ! Même avec un zoom, on est pas satisfait de nos photos…

Parque de Los Cardones

Cactus

Le lagon de Brealito

On se décide à reprendre la route. Ici, la route n’est pas goudronnée, on circule sur des routes de sables et de graviers et il est impossible d’aller à plus de 50km/h. Alors que nous devions nous rendre directement à Molinos, Clément à une autre idée en tête. Il a vu un lagon un peu excentré sur notre route et il souhaite se rendre à Brealito pour voir le lagon de ses propres yeux.

On commence à faire un détour quand sur la route, on aperçoit une vieille dame qui fait du stop. Elle va à Brealito. Clément est conforté dans son idée, en route pour Brealito. La route est sinueuse et en mauvaise état. Une vingtaine de kilomètres dans ces conditions, croyez-moi c’est très long ! Heureusement, on discute avec notre autostoppeuse très curieuse d’en savoir plus sur Daïnah. Elle qui n’a jamais quitté sa région, elle n’a donc jamais rencontré de métisses. Savoir que le père de Daïnah est africain, ça l’enchante et elle a mille questions à lui poser.

Le temps passe finalement assez vite et on dépose notre autostoppeuse à destination. Elle nous explique que la randonnée jusqu’au lagon dure 2h depuis le village. Malheureusement, nous n’avons pas beaucoup de temps devant nous et nous nous contentons d’un point de vue sur le lagon. On imagine que la randonnée est vraiment sympa et de ce côté, il n’y a aucun touristes donc si vous avez du temps, considérez de passer par Bralito pendant la boucle sud de Salta.

La Quebrada de las Flechas

Notre prochain arrêt c’est la Quebrada de las Flechas. C’est le genre de surprise magnifique qui vous laisse sans voix. Le genre de décor qu’on ne peut pas décrire. Les paysages sont sculptés à vif. Le sable et le vent ont dessiné des paysages lunaires, écorchés et désertiques. Une telle beauté est indescriptible mais quel bonheur de voir ça de ses propres yeux, de s’approprier un peu le paysage mais comment faire pour capter toute cette splendeur en photo ? On a juste envie d’avancer à tâtons et faire un maximum de prises en espérant avoir quelques clichés à la hauteur du lieu.

Après la traversé de la Quebrada de las Flechas, on est un peu sonnés par ce trop plein de beauté. On reste silencieux, on est fatigués aussi, le soleil commence à vaciller et nous aussi. Il est 18h, nous arrivons à Cafayate. On a encore du mal à croire en tout ce qu’on a vu et on a sans doute un sourire béat sur les lèvres.

Perroquet à Salta

Quebrada de Las Flechas

Paysages entre Cachi et Cafayate

Rivière à Cafayate

Nous revoilà à l’hôtel Alamo, comme un retour à la maison. On y retrouve José à qui on détaille comme on peut ces premiers jours incroyables sur la route. Pour finir cette journée en beauté, on retourne au resto « Don Francesco », les serveurs nous reconnaissent, on reprend la même table.

Que c’est plaisant ces moments où on a l’impression de faire partie du décor.

Demain, on a encore de belles choses à découvrir alors on va vite se mettre au lit.

De Cafayate à Salta

C’est reparti pour un tour. Cette fois, on découvre la Quebrada de las Conchas. Cette chaîne de montagnes aux tons rouges et ocres et tout aussi sublime que la Quebrada de las Flechas. Une fois encore, on s’arrête, encore et encore car chaque tournant révèle une nouvelle merveille géologique: El Obelisco, la Yesera, El Anfiteatro, etc. Chaque formation a été renommée avec des noms parfois un peu fantaisistes (comme les Gorges du Diable ou la fenêtre du vent) mais qui nous permettent de découvrir des formations rocheuses étonnantes.

La Yesera restera pour nous un endroit marquant. C’est exactement le genre de paysages qu’on imaginerait voir sur Mars. Une terre rouge, des tons pastels, des dégradés de couleurs. Un canyon difficile à décrire tant il nous paraît irréel. Nous avons marché un peu dans ce paysage incroyable et nous avons pris de la hauteur pour admirer comme il se doit ce paysage qui nous fait rester sans voix. On a pas grand-chose à dire face à cette immensité…

El Obelisco

Paysages de la Quebrada de las Conchas

La Yesera

Le temps file à une vitesse lorsqu’on traverse ce genre de paysage. On a décidé de dormir dans un petit village nommé Coronel Moldes à quelque kilomètres de Salta. Mais en arrivant sur place, on trouve porte close dès qu’on s’arrête devant un hôtel. On avait pas forcément envie de pousser jusqu’à Salta mais là, on a pas le choix. On retourne à l’hôtel Namaste pour la nuit. Le propriétaire nous accueille une nouvelle fois à bras ouverts. L’accueil et la chaleur des argentins sont décidément incroyables.

Paysages entre Cafayate et Salta

El Anfiteatro

Quebrada de Las Conchas vue depuis la route de Salta

La boucle Nord de Salta en 5 jours

Nous avons fini la boucle sud en 3 jours. 3 jours c’est amplement suffisant pour profiter des paysages qu’offre cette partie de l’Argentine. Pour ceux qui souhaitent en voir un peu plus, vous pouvez pousser jusqu’au Ruines de Quilmes qui ne sont pas très loin de Cafayate, c’est un bel endroit qui permet de voir des ruines anciennes, un petit Machu Picchu argentin!

Nous enchaînons ensuite avec la boucle nord. Nous avons choisi de prendre notre temps et de partir pour 5 jours à la découverte de l’extrême nord de l’Argentine. On avait vu un peu large et on a eu le temps de découvrir la partie tropicale de l’Argentine, au parc national de Calilegua. On vous raconte ces quelques jours à travers les villages andins du nord.

De Salta à Tilcara

Depuis Salta, il y a plusieurs solutions pour se rendre jusqu’à Purmamarca. La route la plus rapide et la route pittoresque dite touristique. Nous avons opté pour la seconde option et nous nous sommes retrouvés à zizgaguer dans une forêt humide et brumeuse. Autant vous dire qu’on aurait pu s’en passer même si ça été l’occasion de croiser un beau Caracara Huppé (un bel oiseau).

Nous sommes ensuite arrivés à Juyjuy, nous voulions faire quelques courses dans la ville mais le centre était complètement bouché alors on a continué notre route. Nous arrivons finalement à Purmamarca, un village andin des plus touristiques.

Le village de Purmamarca

Le village de Purmamarca est connu pour sa montagne des 7 couleurs. C’est une montagne aux dégradés pastels qui entoure le village. On dirait presque que le village a été construit dedans, c’est assez étonnant quand on arrive sur place. Depuis Purmamarca, on peut faire une petite marche autour de la ville qui se nomme le « Paseo de los Colorados ». C’est une jolie balade et ici aussi on prend un peu de hauteur pour voir ce qui nous entoure. C’est assez lunaire et c’est assez fou de se dire qu’un village a été établi à cet endroit.

Malheureusement, le village est victime de son succès. Sur la place principale, il y a des stands de babioles et de souvenirs. Il y a de très belles choses mais pas que…A chacun de faire le tri. En jetant un œil sur le prix des auberges et des restos, on décide de continuer notre chemin, c’est un peu trop cher pour nous. On pousse jusqu’à Maimara où on découvre la jolie « Paleta del Pintor », c’est beau mais nous sommes en plein après midi et la lumière n’est pas exceptionnelle. On ne traîne pas, on a envie de se poser et on s’arrête à Tilcara.

Village de Purmamarca

On a d’ailleurs choisi Tilcara comme « base » pour ces quelques jours dans le nord de l’Argentine. Tilcara est un village moins touristique que Purmamarca et plus abordable pour les petits budgets. On se pose à La Albahalca Hostal, une auberge tenu par un italien qui parle parfaitement français. On fera également connaissance avec Toni, un argentin qui bosse aussi sur place. Il nous a d’ailleurs appris à préparer un maté argentin comme il se doit !

A Tilcara, on a testé plusieurs restaurants pour goûter les spécialités locales comme le « locro ou la viande de llama. Si vous passez dans le coin, voici quelques adresses qu’on vous conseille vivement:

  • « La Peña del Carlito », un restaurant familial où il y a un spectacle folklorique chaque soir.
  • « Khuska », on a tellement aimé le resto qu’on est revenu plusieurs fois, le « locro » est à tomber !
  • Près de l’entrée du village, il y a aussi de la street food dont des sortes de crêpes salées délicieuses

La Quebrada de las señoritas et Humahuaca

Aujourd’hui, direction la Quebrada de la señoritas, une sorte de canyon aux couleurs rouges où il est possible de faire une petite randonnée. On y va assez tôt pour être tranquille. On croise de très beaux oiseaux, de très belles formations rocheuses et le calme absolu, ça fait un bien fou.

Quebrada de Las Senoritas

Perroquets Humahuaca

Paysages de la Quebrada de las Senoritas

Après cette belle randonnée, direction Humahuaca. Nous avons de la chance, il fait beau et le ciel est d’un bleu pur, sans nuages. Le village de Humahuaca est surtout connu pour « El Hornocal », un ensemble de montagne de plusieurs couleurs, une merveille de la nature. En chemin, on prend un allemand en stop, Tobias, puis deux français, Dan et Amandine. Ils sont drôles et très enthousiastes à l’idée de voir cette montagne. Ça nous fait tout bizarre d’avoir une voiture pleine à craquer après avoir été juste tout les deux sur les routes pendant plusieurs jours.

Plus on monte en altitude, plus Daïnah sent qu’elle a la nausée. Une fois arrivés au sommet, ça va un peu mieux. Il faut dire que ce qu’on a en face de nous fait tout oublier. On profite de la vue, chacun prend des photos, profite du lieu. On a l’impression d’avoir un tableau devant nous, la montagne en face de nous est incroyablement belle, elle se dessine sur le ciel comme un mirage. C’est d’une beauté indescriptible.

Quebrada de Humahuaca

El Hornocal à Humahuaca

Le temps passe et il est temps de rebrousser chemin. Au retour, on prend avec nous Sabrina et Caroline qui feront la route avec nous jusqu’à Tilcara. C’est l’occasion d’échanger des bonnes adresses et des bons plans sur la Bolivie (notre prochaine destination) mais aussi sur l’Argentine.

Les Salinas Grandes

Le lendemain, nous partons aux Salinas Grandes, un avant goût de ce que nous verrons en Bolivie, le Salar d’Uyuni. Nous partons tôt le matin. La route pour arriver jusqu’aux Salinas Grandes est sinueuse mais qu’est-ce qu’elle est belle. On s’arrête à un point de vue pour avoir un aperçu de la route que nous venons d’emprunter. Nous croisons des argentins en train de mâchouiller de la coca. Ils nous en proposent et on accepte avec joie, ça nous permettra de supporter l’altitude. Sur la route, nous croisons de nombreuses vigognes, des guanacos et même un renard des Andes. Il est tellement beau avec son pelage brillant, mais il est trop peureux pour qu’on puisse faire nos réglages et le prendre en photos, que c’est frustrant !

En revanche avec un peu de malice, on peut prendre de très beaux clichés des vigognes et des guanacos. C’est d’ailleurs un régal de les prendre en photo. Nous reprenons la route, le soleil tape et au loin une étendue blanche se dessine, notre regard se pose sur les Salinas Grandes.

Paysages sur la route vers le Chili

Renard et vigognes aux Salinas Grandes

Vigognes

Cette étendue de sel est notre tout premier salar. D’un côté, on observe l’extraction du sel et de l’autre les touristes qui se prennent en photo. Il est possible de prendre un tour pour rouler un peu plus loin sur le Salar en 4×4. Nous on s’arrête pour prendre quelques photos. Après les Salinas Grandes, on voulait se diriger vers un lagon pour voir des flamants roses mais sans 4×4, impossible d’y accéder. La route n’est pas praticable. On rebrousse chemin et on s’arrête régulièrement pour prendre des photos, les paysages sont tellement beaux, chaque tournant apporte son lot de beauté.

Les paysages sont arides, extrêmes et la végétation peine à vivre dans cet environnement. On croise de belles étendues vierges de toute végétation, des déserts vallonnées uniquement de petites plantes, des hautes herbes et des cactus brûlés par le soleil. Le changement de décor va être brutal quand on reprendra la route le lendemain.

Route sinueuse aux Salinas Grandes

Route vers les Salinas Grandes

Salinas Grandes

Salar des Salinas Grandes

Parc National de Calilegua

La boucle nord de Salta s’arrête généralement là pour la plupart des touristes. Mais nous, on a eu envie d’aller un peu plus loin. En effet, nous avions entendu parler d’un parc national où on pouvait potentiellement croiser des jaguars. En approfondissant nos recherches, nous nous rendons compte qu’une colonie de toucans a investi le parc National Calilegua. Il ne nous en fallait pas plus pour pousser jusqu’à ce parc et découvrir une région qui tranche totalement avec ce que nous venons de voir.

Après avoir discuté avec Toni à l’auberge, il nous dit que le parc vaut le coup d’oeil et qu’on ne croisera pas grand monde là bas. Il nous dit que le climat est tropical dans ce coin-ci et après avoir connu l’aridité de la région, on a du mal à y croire. Nous avons la voiture de location pour quelques jours encore et on décide de tenter l’aventure. Direction le parc national de Calilegua.

Jour 1 au parc national Calilegua

Nous quittons Tilcara tôt le matin, alors que nous quittons une région aride, nous nous rendons dans une région tropicale. Le thermomètre indique plus de 30°C du côté de Calilegua. Nous sommes à peine à 50 kilomètres de Humahuaca à vol d’oiseau et pourtant on se croirait dans un tout autre pays. Une fois les montagnes passées, on ouvre grands les fenêtres et on retire nos pulls, la chaleur moite et humide nous accueille à bras ouverts.

Nous avions repéré un hôtel sur place, le « Jardin Colonial » et c’est là qu’on pose nos valises pour deux jours à 700 pesos la nuit, c’est clairement un luxe. On pose nos affaires et on ne perd pas de temps, on se dirige aussi sec vers le parc. Le bitume est remplacé par une route boueuse.

On traverse une forêt luxuriante et le temps est chaud et humide.

On doit d’ailleurs se protéger contre les moustiques, nombreux dans cette région. En arrivant sur place, on discute avec le ranger qui nous conseille plusieurs sentiers de randonnées. Il nous donne aussi plusieurs fascicules sur la faune et la flore du parc. On a même un fascicule pour nous aider à repérer les traces des animaux du parc. Je vous raconte pas comment on s’est fait des films dès qu’on croisait une trace de patte ! Malheureusement, de nombreux sentiers sont fermés et nous devons nous contenter des sentiers les plus courts. Néanmoins, cela ne nous empêche pas de voir de nombreux oiseaux et quelques traces de mammifères.

On passe toute notre après-midi sur place et c’est vraiment très agréable car le parc est très peu fréquenté. En fin de journée, le temps change et on se rend vite à notre hôtel. On a eu du nez, il pleut à grosses gouttes et on a juste eu le temps de faire quelques courses pour grignoter le soir. On profite ensuite de notre hôtel et à la tombée de la nuit, une surprise nous attend à l’extérieur. En jetant un coup d’œil par la fenêtre, on aperçoit un bec orange dans un arbre. Pas de doute, il s’agit d’un toucan. En fait, on aperçoit une dizaine de toucans là dans les arbres juste dehors. C’est un moment fort pour nous même si on arrive pas à immortaliser ce moment. Le crépuscule ce n’est pas l’idéal pour prendre des photos.

Colibri à Calilegua

Araignée au Parc National de Calilegua

Jour 2 au parc

Le lendemain, on se lève aux aurores. Nous avons papoté avec un autre couple installé dans l’hôtel qui nous a dit avoir vu des toucans dans le jardin de l’hôtel. On tente notre chance et au lieu de voir des toucans, on croise des colibris. On est plutôt contents d’avoir suivi leur conseil. On se dirige ensuite vers le parc Calilegua. Cette matinée sera moins folle que la veille. On entendra pas mal d’oiseaux mais difficile de les voir et donc encore plus de les photographier...On aura quand même fait de belles balades dans le parc et on aura croisé aussi des insectes étonnants comme un papillon transparent ou des araignées en train de faire leur toile!

Motmot Houtouc à Calilegua

Parc National de Calilegua

Pic à dos crème

Oiseaux au Parc Calilegua

Pivert

Le temps est passé à une vitesse folle et nous sommes déjà sur la route du retour. Nous connaîtrons même des bouchons aux abords de la ville de Salta. On est contents de retrouver l’hôtel Namaste et son gentil propriétaire. Ravi de nous revoir, il nous fait une belle réduction pour notre dernière nuit. On discute d’ailleurs un long moment avec lui sur la crise du peso avant d’aller se reposer. On a l’impression de revoir un ami, la sensation est surprenante à l’autre bout du monde mais plaisante.

Le lendemain, on va aider le propriétaire à refaire quelques photos de son hôtel et on va visiter un peu la ville de Salta. C’est notre dernière journée en Argentine et on est super tristes de quitter ce pays. C’est une étrange sensation. On a tellement aimé l’Argentine, les habitants, sa culture qu’on a du mal à se dire que c’est déjà fini. En même temps, le porte-monnaie en a pris un coup et on ne peut pas se permettre de rester plus longtemps sur place. Mais une chose est sûre, on quitte l’Argentine avec regret.

Fin de la boucle nord de Salta

Notre boucle nord de Salta se termine ainsi, avec des étoiles plein les yeux. Les paysages ont été tout aussi beaux que dans le sud et on comprend mieux pourquoi cette région commence à devenir touristique. Les paysages sont tellement diversifiés et époustouflants, c’est difficile d’avoir un avis négatif sur tout ce qu’on vient de vivre. La nourriture est différente du reste du pays et on a pu découvrir la culture andine, encore une autre facette du pays.

Boucle nord ou boucle sud de Salta ?

Néanmoins, si on devait choisir entre les deux boucles, on peut vous dire qu’on a eu un petit faible pour la boucle sud de Salta. On a trouvé les paysages plus vifs, plus écorchés, plus lunaires que le nord. La boucle sud est aussi moins touristique et on a eu moins l’impression de faire un « circuit ». Le nord reste quand même appréciable est plus facile à faire même en transports en commun. C’est sans doute aussi pour cette raison qu’on a croisé moins de touristes sur la boucle sud. Enfin, gros coup de coeur pour la ville de Cafayate (l’article sur cette ville est ici) où nous sommes restés plusieurs jours, on a vraiment adoré cette ville.

La boucle de Salta: La vidéo

Pour vous donner un aperçu, voici la vidéo que nous avons réalisé et qui récapitule notre semaine autour de la ville de Salta (à voir en HD, c’est mieux):

Si vous avez du temps devant vous et que vous aimé les oiseaux, n’oubliez pas de passer par le parc National de Calilegua c’est un vrai havre de paix et un paradis pour les amoureux de la nature.

Enfin, on termine cet article par le côté pratique, on vous détaille les différentes dépenses qu’on a eu lors de ces deux boucles à commencer par la location de la voiture:

  • Location de voiture chez « Das rental »: 650 pesos par jour
  • Hôtel Namaste: à partir de 500 pesos (cela dépend du type de chambre) la nuit pour 2 personnes
  • Hôtel Tilcara « La Albahalca Hostal » : 520 pesos la nuit pour 2 personnes
  • Hôtel à Calilegua – Jardin Colonial: 700 pesos par nuit pour deux personnes
  • Entrée à l’Hornocal: 10 pesos
  • Bus Salta – La Quiaca (Bolivie): 430 pesos par personne

Et vous alors vous avez préféré la boucle nord ou la boucle sud ?

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2 Comments
  1. Répondre

    Ambre - Travelando

    novembre 19, 2018

    Vos photos sont sublimes ! On a beaucoup aimé la Quebrada de las Conchas, mais on a loupé le parc national Calilegua… Ce sera pour une prochaines fois 😉

    • Répondre

      Une virée à deux

      novembre 19, 2018

      Merci 🙂 ! Oui la Quebrada de las Conchas est vraiment magnifique, on a l’impression d’être sur une autre planète ! Beaucoup de monde passe à côté du Parc de Calilegua, c’est bien dommage, c’est vraiment une tout autre région et un univers complètement différent à seulement une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau.

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