Nos quelques jours à Sucre en Bolivie

Après nos quelques jours à Potosi, nous reprenons la route, direction Sucre. Nous avons encore les oreilles pleines de musiques boliviennes et on espère trouver un peu de calme à Sucre. Dans la précipitation, Daïnah a gardé la clé de notre chambre d’hôtel. Impossible de retourner leur donner car nous sommes déjà à la gare routière et notre bus ne va pas tarder à partir. On ne sait pas pourquoi, mais le fait d’avoir garder la clé nous stresse énormément et on finit par la laisser à la gare routière en expliquant notre erreur au service « informations ». A l’heure où nous écrivons ces lignes, on ne sait toujours pas si la dite clé a été récupérée par son propriétaire…

sucre bolivie

En arrivant à Sucre, le maitre mot est de trouver un bon hôtel, on s’installe à l’hôtel Condor B&B. Notre chambre est plus chère que celle qu’on avait à Potosi mais on cherchait avant tout du confort, et là on peut dire qu’on l’a trouvé. Le gérant de l’hôtel est super sympa, le petit déjeuner est inclus et on a même le luxe de le prendre dans le jardin au soleil. L’hôtel est situé dans un bel immeuble colonial et ce qu’on apprécie le plus c’est le calme ambiant.

Que vous dire de la ville de Sucre en Bolivie? Tout les touristes nous en disaient du bien: « Vous allez voir, il fait bon vivre à Sucre, c’est super joli. » Comme beaucoup de villes d’Amérique du Sud, Sucre a quelque chose d’européen, quelque chose qui nous rappelle le sud de l’Espagne. La place 25 de Mayo entourée de bâtiments coloniaux dont l’imposante Cathédrale est sans doute l’exemple parfait de l’influence espagnole dans la ville. Mais alors est-ce que Sucre vaut toutes ces louanges?

On vous avoue qu’en arrivant à Sucre, on a pas eu envie de faire grand-chose. Mais le beau temps est les jolies rues de Sucre, en ont décidé autrement. On a arpenté la ville. On a d’ailleurs commencé par prendre de la hauteur. Depuis la Recoleta, on a une vue d’ensemble sur la ville, on s’est dit que s’était un bon point de départ. De ce côté de la ville, c’est plutôt calme. On monte et on monte encore pour arriver à destination. On passe par de petites ruelles avec des façades d’un blanc immaculé mais aussi par des rues commerçantes où on aperçoit quelques boutiques de touristes. Le ciel est d’un bleu profond et le soleil nous réchauffe. Arrivés en haut, on s’installe sur un banc et on observe la vie qui défile devant nous. Rien de plus.

On s’attarde dans le musée des arts indigènes et on s’extasie devant la beauté des tissus. Certains sont d’ailleurs en vente dans la boutique du musée et on craquerait presque mais les prix nous ramènent à la réalité. Rien d’excessif pourtant compte tenu de la qualité des tissus mais pour des tourdumondistes comme nous, c’est clairement hors budget.

Notre balade matinale se termine, direction le marché central, notre terrain de jeu préféré. Comme dans toutes les villes, le marché déborde de fruits et de légumes et de babioles en tout genre. A l’étage, c’est la « cafétéria », toutes les cuisinières proposent la même chose mais elles essayent tant bien que mal d’attirer le passant dans leur filet.

« Qu’est-ce que tu veux manger? » « Je fais le meilleur Picante de pollo ».

Difficile de faire un choix parmi ces rabatteuses. Finalement, on s’assoit là où il y a de la place, une grande tablée d’une dizaine de personnes. Une « sopa de mani » pour Daïnah et un « Picante de pollo » pour Clément, la base de notre alimentation en Bolivie.

les rues de Sucre en Bolivie

Les femmes boliviennes s’étonnent du peu d’appétit de Daïnah, « tu ne prends pas un autre plat? ». Ce qu’on mange à deux correspond à un menu midi pour une personne! Les boliviens ont de l’appétit. Ceux qui nous entourent, nous posent quelques questions et une femme parle un peu plus longuement à Daïnah. Après quelques échanges, la femme lui explique sa situation, elle est très pauvre, elle veut de l’argent. On lui propose de lui payer son repas mais elle reste évasive et souhaite de l’argent en liquide. Finalement, elle fini par partir voyant que la cuisinière lui fait les yeux noirs, on n’importune visiblement pas les clients par ici.

Après le repas, place au dessert. Depuis notre arrivée en Bolivie, on ne finit pas un repas sans un jus de fruit fraichement pressé. Mûres, fraises, bananes, mangue, etc. Il y en a pour tout les goûts et on n’est jamais déçus. On s’installe sur un petit tabouret et on tend distraitement l’oreille. Trois jeunes filles parlent à côté de nous et elles s’amusent du goût de l’alfa, une plante qui a toute sorte de vertus et qui se boit habituellement avec de la pomme ou de la carotte pressé. On avait d’ailleurs testé à Tupiza.
En sortant du marché, on se rend compte qu’à Sucre aussi, quelque chose se prépare. Une fanfare d’étudiants défile aussi dans la rue. Nous qui souhaitions un peu de calme, c’est raté ! Pour être plus au calme, on décide d’aller visiter la Casa de la Libertad. On a de la chance, il y a un guide qui fait la visite en français pile à ce moment-là. On sillonne la Casa de la Libertad accompagnée de notre guide et d’un petit groupe de français. On découvre l’importance de cette ville dans l’Histoire de la Bolivie, aujourd’hui capitale constitutionnelle. C’est ici que l’indépendance de la Bolivie a été signée.

Notre guide n’est pas très enthousiaste et la visite se fait longue, très longue. On retiendra surtout de cette visite le fait que les habitants de Sucre considèrent leur ville comme la capitale du pays et que Simon Bolivar est sans doute l’homme le plus important du continent.

casa de la libertad sucre bolivie

Les jours suivants, on se laissera un peu porter sans vraiment établir de programme. On a notamment été siroter du maté dans le parc Bolivar, ce qui amusera beaucoup les boliviens qui viendront parfois s’assoir ou discuter un peu avec nous. On a aussi découvert la petite tour Eiffel de la ville et on a été faire un tour au musée ethnographique et folklorique. On vous rappelle que dans la ville, la fête bât toujours son plein et notre objectif et de trouver des endroits calmes. On est même passé par le cimetière pour avoir un peu de répit. Ce qui nous a permis de découvrir quelques oeuvres de street art.

street art bolivie
street art sucre bolivie

Vous allez sans doute nous trouver un peu rabat-joie, c’est quand même sympa de voir une ville en pleine ébullition mais après 4 jours  de fête à Potosi et 2 jours ici, les fanfares et les danses folkloriques c’est un peu trop pour nos corps de voyageurs fatigués. Ce qu’on a pas précisé non plus, c’est qu’on file ensuite à La Paz pour le Festival « Gran Poder », l’un des plus importants du pays….Rien que ça !

On a aussi écumé pas mal de cafés durant nos quelques jours à Sucre, le « Coffee Click », le « Joy Ride » (belle arnaque à touristes où la bière coûte un bras), le « Metro » (cher mais sympa) et on s’est même laissé tenter par un chocolatier « Chocolateria Para ti », pour ceux en manque de chocolat, c’est un passage obligé. On a aussi été dans le « temple » du poulet frit. Une chaîne à la KFC qui nous aura permis de découvrir le soda « Salvietti », une boisson bolivienne de Sucre (un article sur le sujet en espagnol est disponible ici). Les boliviens en sont très fiers et on a pas pu refuser d’y goûter même si on est pas très « soda » d’habitude.

carniceria sucre bolivie
sucre

Notre dernière soirée à Sucre, on l’a passe dehors a regarder les étudiants défiler autour de la plaza 25 de Mayo. Une estrade a été installée dans le parc et il y a un concert. On reste un moment puis en allant vers notre auberge on nous tend un flyer. Il y a une « feria dulce », une petite foire qui présente différents types de douceurs sucrées. On y fait un petit détour avant de rentrer et d’observer depuis notre balcon le feu d’artifice qui clôt ces quelques jours de fêtes.

Le lendemain, nous avons notre bus à 18h30. Nous avons donc encore une journée pour profiter de la ville et surprise c’est jour férié aujourd’hui et il y a des stands partout dans la ville. On fait un tour pour voir toutes les bonnes choses qui se présente à nous et on fait notre choix pour le repas de midi. On goûte un plat typique, le Modongo. Un pur régal ! C’est très sympa de voir la joie sur tous les visages en ce jour férié et on sent que tout le monde l’apprécie. On continue à flâner dans la ville et on retourne boire un dernier jus de fruit au marché avant de quitter Sucre. C’est à présent l’heure de découvrir « l’autre » capitale du pays, La Paz !

Informations pratiques

  • Hôtel Condor B&B: 130 BOB la nuit pour deux personnes soit 16,50€ environ
  • Entrée Casa de la Libertad: 15 BOB par personne soit 1,90€ environ
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