Visiter Rio de Janeiro au Brésil en attendant notre cargo

Last stop, Rio de Janeiro! C’est la dernière ville qu’on visite au Brésil et en Amérique du Sud avant de prendre le large ou plutôt avant de monter dans un cargo en direction du Sénégal. Honnêtement, Rio de Janeiro est une ville qui effraie, qui questionne, qui fait rêver, fantasmer mais qui ne laisse personne indifférent.  Nous étions dans le doute et dans l’appréhension avant de prendre la route pour Rio tant on avait entendu d’histoires sur cette ville. Pourquoi quitter un île paradisiaque pour se rendre dans une ville immense bordée de favelas où on parle que d’insécurité? En réfléchissant à notre voyage, on avait même pensé l’éviter en prenant un cargo dans une autre ville. Mais il faut croire que Rio est tenace et nous voilà en chemin pour la ville des cariocas. A nous de voir ce que Rio a réellement à offrir au-delà de sa réputation.

Visiter Rio de Janeiro, premier arrêt Ipanema

Autre ambiance en arrivant à la gare routière de Rio de Janeiro. Fini les plages de sable fin et la mer turquoise, place à l’agitation et aux tentatives d’arnaques. Plusieurs panneaux disséminés dans la gare nous mettent en garde contre les faux taxis, on est un peu abasourdis et sonnés après la quiétude à Ilha Grande, le changement est trop brusque. Après moult hésitations, on décide de prendre une compagnie de taxis jaune qui nous semble officielle. On embarque et nos yeux se fixent à l’extérieur.  Alors que notre taxi roule vers Ipanema, on ne pense qu’à une chose, mais où est le Christ?

On cherche, on regarde, on scrute vers le ciel et on l’aperçoit enfin, bien plus petit que dans notre imagination mais entouré de nuages qui le font disparaître aussi vite qu’il est apparu.

Voilà notre première image de Rio de Janeiro, un ciel chargé de nuages, l’apparition du christ, les grandes routes d’asphaltes qui slaloment entre les buildings de la ville et au loin, ces bâtisses faites de bric et de brocs qui s’accrochent désespérément aux collines de la baie de Rio, les favelas. Il n’y a plus aucun doute nous sommes bel et bien arrivés à Rio de Janeiro.

Pour nos premières nuits à Rio de Janeiro, nous avons pris une chambre chez l’habitant à Ipanema. Notre hôte n’est pas très bavarde et le soir où nous arrivons, elle a invité du monde chez elle. On comprend qu’on est pas forcément les bienvenus et on dépose juste nos affaires dans notre chambre avant de repartir aussi vite que nous sommes arrivés. C’est l’heure du match Angleterre-Colombie et on décide de boire un verre et de grignoter un petit quelque chose devant le match dans un bar du coin. De quoi prendre le pouls du quartier à l’heure de la coupe du monde 2018. Il y a du monde dans le bar et quelques touristes se mélangent aux colombiens venus voir le match, l’ambiance est bon enfant et on apprécie comme il se doit notre premier soirée à Rio.

En revanche, notre première matinée à Rio, n’est pas des plus palpitantes. On a quelques kilos en trop dans nos sac à dos après plus d’un an de voyage et on a décidé d’envoyer un colis de 5 kilos en France. Le temps de trouver une boite en carton, de comprendre comment envoyer notre colis et de faire le paquet, notre première matinée à Rio se termine déjà. L’après-midi, nous décidons d’aller faire une petite balade dans le jardin botanique. L’occasion de découvrir des variétés étonnantes de plantes et d’observer les singes qui peuplent le jardin. On se promène ensuite dans le quartier avant de rentrer vers Ipanema.

Pour vous rendre au Jardin Botanique depuis Ipanema ou pour rentrer du Jardin Botanique vers Ipanema, vous pouvez prendre le bus 582/584.

singe au jardin botanique à rio

singe à rio

détail d'une plante dans le jardin botanique

singe à rio de janeiro

rosée au jardin botanique

singe autre vue rio de janeiro

Corcovado: Le Christ Rédempteur

Le lendemain, c’est le grand jour, nous décidons de nous rendre au Corcovado. On vous avoue qu’aujourd’hui encore, nous n’avons pas compris s’il était possible d’acheter un billet sur place. À la Poste la veille, en parlant avec des touristes américains, on nous avait dit qu’il fallait acheter les billets avant de se rendre sur place. Eux d’ailleurs, étaient en train d’acheter leurs tickets à La Poste. Après avoir tergiversé, on a finalement acheté nos billets en ligne. Nous n’avons pas eu besoin de les imprimer, les montrer sur notre téléphone a suffit une fois sur place. Après, on ne saurait pas dire si on peut les prendre directement sur place ou non.

Nous avons choisi de prendre le petit train pour nous emmener au sommet du Corcovado. Et le voilà enfin, le Christ Rédempteur qui veille sur la ville de Rio de Janeiro! Comment décrire cette baie qui s’étend à perte de vue depuis les hauteurs du Corcovado? Cette vue est tout simplement indescriptible. La beauté de la baie de Rio est époustouflante. Depuis les hauteurs et malgré (ou devrait-on dire « grâce ») au brouillard, la vue n’est que plus surprenante. On détaille chaque recoin de la ville et on prend un plaisir fou à prendre chaque détail en photo malgré le nombre impressionnant de touristes qui se pressent pour se prendre en photo avec le Christ. On se prend également au jeu, la coupe de cheveux du moment de Clément ressemblant étrangement à celle de la statue 🙂 Puis nous nous rendons dans le quartier de Botafogo.

Le pain de sucre à rio de janeiro

baie de rio au brésil dans le brouillard

Corcovado Christ Redempteur

rio de janeiro

Le Quartier de Botafogo

Nous voulions visiter le Musée Do Indios mais lorsqu’on arrive sur place, on trouve portes closes. Un passant nous dit que le musée est fermé depuis un bon bout de temps. Nous n’en savions rien, car nous avions trouvé ce musée sur Maps.me. On décide donc de se promener dans le quartier à défaut d’en savoir plus sur les indiens du Brésil. Après avoir mangé un morceau dans un petit fast food brésilien, on cherche un bus pour le Pain de Sucre. On galère pas mal à trouver le bon mais grâce à plusieurs brésiliens nous arrivons à monter dans le bon bus en direction du Paõ de Açucar .

Le Pain de Sucre 

Après quelques minutes de bus, nous voilà face au Paõ do Açucar, autre lieu emblématique de la ville de Rio. Nous passons rapidement par la « Praia Vermelha » et nous nous baladons autour du pain de sucre, où nous apercevons de petits ouistitis dans les arbres. Nous prenons ensuite le téléphérique et nous arrivons rapidement au sommet. D’ici aussi la vue est spectaculaire, une fois encore nous sommes ébahis par la beauté de la ville, en face néanmoins, les favelas sont là pour nous rappeler une réalité que nous ne saisissons pas encore très bien mais qui va vite nous rattraper durant la suite de notre séjour à Rio. Mais pour le moment, nous sommes dans la contemplation. On admire, on découvre et on reste d’ailleurs jusqu’au coucher du soleil pour voir la ville sombrer doucement vers la nuit. Après une petite dispute avec un couple qui n’a visiblement jamais vu une fille aux cheveux crépus (un comble quand même dans ce pays), nous décidons de redescendre de notre petit nuage pour rentrer vers Ipanema. Le soir où trouve un petit resto où prend une « picanha » un très bon plat brésilien.

Vue du corcovado depuis le pain de sucre

Vue de la praia Vermelha

ouistiti autre profil

ouistiti

Autre vue de la Praia Vermelha

Copacabana depuis le Pain de Sucre

La Coupe du Monde 2018 depuis Rio de Janeiro

Comme expliqué en début d’article, nous étions à Rio pendant la Coupe du Monde 2018, un moment un peu à part surtout dans un pays où le football est roi. Les jours de matches, nous avions juste envie de nous fondre dans la masse et d’aller ressentir l’ambiance de la ville pendant ce moment si particulier. Nous avons vite repéré un bar à Ipanema, le « Bar do Adao » décoré aux couleurs du drapeaux brésilien et qui affichait complet à chaque match. Nous n’avons loupé aucun match de la France pendant cette période et les serveurs ont rapidement sympathisés avec nous. On a également pu vivre les matches du Brésil dans ce bar et on vous avoue qu’on s’attendait à un peu plus de ferveur de la part du peuple brésilien. En regardant un peu la télé locale, on s’est rendu compte que l’ambiance avait l’air beaucoup plus survoltée à Manaus ou à Salvador de Bahia. Qu’à cela ne tienne, on a supporté comme il se doit notre équipe française et ça faisait d’ailleurs bien rigoler les serveurs du bar.

Rio de Janeiro: quelques jours de rab

Alors que notre histoire avec Rio devait s’arrêter là, nous apprenons que notre cargo a du retard. Nous devons trouver une autre solution pour notre hébergement car la chambre que nous louons a été réservée pour les jours suivants. En cherchant un peu sur Airbnb, on tombe sur un petit studio dans le quartier de Lapa. N’ayant aucun guide du Brésil avec nous et n’ayant pas fait d’énormes recherches sur le net, on se dit que c’est une bonne affaire et que dans un studio, on pourra faire des économies en se faisant notre petite popotte.

Quartier de Lapa à Rio de Janeiro

En arrivant sur place, on se rend compte que le quartier est un peu glauque mais on se dit que cela fera l’affaire. Le gros point positif, c’est que depuis le studio, nous pouvons aller visiter une autre partie de Rio. Nous nous rendons à pied jusqu’aux escaliers Selarón, à quelques rues près, il n’y a personne mais en arrivant sur place, quelle foule ! On s’amuse à prendre des photos de cet endroit atypique et on découvre de nombreux carrés de céramique qui viennent de France, il y en a même un qui représente le drapeau du Cameroun!

céramique escaliers Selaron

escaliers rio de janeiro

carte de l'afrique rio

Le chat noir escalier selaron

sur les marches de l'escalier

Santa Teresa Street Art

Le Quartier de Santa Teresa

Le Tram vers le quartier de Santa Teresa

Après cette visite, on se dirige vers le Centre. On souhaite prendre le tram pour aller jusqu’au quartier de Santa Teresa. Le quartier du Centre est tout aussi glauque que le quartier de Lapa et on ne sent pas trop à l’aise en marchant à pied dans cette partie de Rio. On croise beaucoup de SDF et de drogués et on retient notre souffle jusqu’à la station de tram. Le tram est clairement une attraction touristique en soit mais il permet d’avoir un autre aperçu de ce coin de la ville et on apprécie la balade.

quartier Santa Teresa

Tram de Santa Teresa rio

Santa Teresa

Le quartier de Santa Teresa ressemble à notre Montmartre ou au quartier del Caminito en Argentine. Il y a soudainement de nombreuses boutiques pour touristes et de nombreux restos sur deux ou trois rues. Dès qu’on s’éloigne un peu, il n’y a plus grand chose mais le quartier est quand même très joli. Il y a de nombreux ateliers d’artistes et en poussant quelques portes, on peut rencontrer des gens passionnés. C’est dans ce contexte que nous avons rencontré Déborah, une artiste qui partage un atelier avec 5 autres artistes à Santa Teresa. Malgré la barrière de la langue, nous arrivons à nous comprendre et nous échangeons sur son travail qu’elle nous présente avec enthousiasme. Nous la quittons après une chaleureuse accolade, comme des amis qui ne s’étaient pas vus depuis longtemps, c’est une sensation assez étrange mais néanmoins très agréable.

Fin de journée dans le quartier de Lapa

Après cette petite balade, nous mangeons sur le pouce, de l’açaï et quelques paõ de queijo. Nous reprenons ensuite le tram pour retourner vers Lapa. Nous sommes samedi et le quartier est très animé, il y a un énorme marché où on trouve de très belles réalisations notamment en wax et de très beaux vêtements, on vous avoue qu’on ne s’attendait pas à voir ça ici. On se balade un bon moment dans ce marché qui mêle brocante, vêtements et autres bricoles. On va ensuite boire un verre en face de l’arche de Lapa, dans un bar animé où on peut écouter de la musique bossa nova et de la samba. Il y a une très bonne ambiance et le bar est plein à craquer. On passe une excellente soirée et on rentre dans notre studio d’un pas vif car l’ambiance change très vite d’une rue à l’autre. Notre rue est plus étroite et nous rencontrons de drôles de personnes. À l’entrée de notre bâtiment, il y a un vigile, toujours accompagné de quelques copains et cela ne nous rassure qu’à moitié. Nous sommes dans un grande barre d’immeuble, avec un certain nombre d’appartements par étage et on sent que la population ici n’est pas très aisé, un véritable contraste avec les quartiers chics de Copacabana ou d’Ipanema.

Street art à Rio

Réveillés en pleine nuit

Nous qui pensions faire une grasse matinée, nous n’avons pas fermé l’œil de la nuit. Nous avons été réveillés en sursaut par des cris provenant de l’appartement d’en face, le voisin a défoncé sa porte d’entrée et s’est battu dans le couloir avec un autre individu. Apparemment, sa compagne était avec un autre homme…Ce vacarme a duré longtemps car d’autres personnes sont arrivés plus tard pour s’en mêler. À l’extérieur ce n’était pas mieux, on entendait pas mal de cris et il nous a semblé entendre quelques coups de feu. Cela n’aurait pas été étonnant, nous étions à Rio à une période où le gouvernement faisait de nombreuses descentes dans les favelas de la ville. Vers 5h du matin, le quartier a commencé à s’apaiser mais pour nous, ce fut impossible de retrouver le sommeil. Dès 7h du matin, on remballait toutes nos affaires pour trouver un endroit plus calme où passer les prochains jours.

Cette scène aurait sans doute pu se produire n’importe où mais c’est aussi le sentiment d’insécurité que nous avions ressenti la veille qui nous a décidé à changer de lieu. Après plusieurs hésitations, nous avons décidé de prendre une nuit dans le quartier qui nous a semblé être le plus sûr, Ipanema. Nous avons pris une chambre dans une auberge de jeunesse appelé « Tree Mango Hostel », une auberge nickel, avec de beaux espaces communs, super bien située mais clairement au-dessus de nos moyens alors nous n’y sommes restés qu’une nuit.

En arrivant le matin, nous dormons un peu et comme il fait beau, nous avons envie de profiter de la journée. Aujourd’hui, on décide de se promener le long de la plage d’Ipanema et de Copacabana. On prend notre temps, on s’arrête, on flâne et on s’arrête un moment au niveau d’un kiosque sur la plage de Copacabana pour boire un verre. A ce moment là, on imagine le quotidien des cariocas entre travail et plage dans une ville à mille facettes. Et on arrive bien à se projeter dans ce décor. La journée se passe tranquillement et finalement, nous trouvons une chambre chez l’habitant pour nos prochains jours à Rio.

On imagine le quotidien des cariocas entre travail et plage dans une ville à mille facettes.

Nous arrivons chez Marina le lendemain, toujours dans le quartier d’Ipanema. Elle est étudiante et elle vie en coloc avec une autre personne. Elle loue ensuite sa troisième chambre. Elle est super sympa et beaucoup plus loquace que la personne chez qui nous étions avant. On discute pas mal et elle nous apprend plein de choses sur le Brésil. Elle nous conseils de nombreux livres et nous fait écouter aussi de la musique brésilienne. On est super contents d’être tombés sur elle! Les jours suivants, on oscille entre bar (pour les matches) et visites de musée. On en profite pour tester le métro de Rio (quelle propreté par rapport à Paris) et visiter le Musée des Beaux Arts qu’on apprécie tout particulièrement. On teste également quelques restos qui proposent des buffets à volonté!

Le Quartier de Botafogo

Vu que notre séjour à Rio de Janeiro s’est prolongé, on décide de passer une nouvelle journée dans le quartier de Botafogo. Il n’y a pas dix mille choses à y faire mais on prend plaisir à flâner dans les rues. On s’arrête dans un bon restaurant « The Borra » puis on se dirige dans un bar tenu par des français « Le Marquezinho ». Qu’est-ce que nous allons faire dans un bar français nous direz-vous? C’est la demi-finale de la Coupe du Monde de football et on a envie de vivre l’expérience avec quelques compatriotes. Nous ne sommes pas déçus une fois sur place, il y a une foule monstre, au moins 95% de français et ça nous fait bizarrement du bien de se retrouver avec des français pour vivre cette demi-finale. On vibre pendant 90 minutes et on est tout fous d’être en finale ! La pluie s’invite à la fête et notre enthousiasme diminue petit à petit. Notre soirée se passe ensuite dans le calme.

Derniers jours dans le quartier d’Ipanema

Nos derniers jours à Rio se passent presque exclusivement à Ipanema. On commence à connaître le quartier, on flâne sur le marché de la place principale, on sait où faire nos courses et où boire un verre pour quelques reales. On croise d’ailleurs à plusieurs reprises notre ancienne hôte Airbnb qui doit se demander ce qu’on fout encore là. On fait les magasins, on passe dans plusieurs librairies pour voir ce qui se vend de ce côté de l’Altantique et on se prépare pour notre voyage en cargo.

Nous avons besoin de faire une dernière fois du change mais nous rencontrons quelques problèmes et nous passons plusieurs fois à l’agence Western Union pour régler cette histoire de change. En effet, il ne nous ai pas possible de changer nos dollars directement en euros. Il faut d’abord les changer en reales puis en euros. Sauf que l’agence où nous allons n’a pas suffisamment d’euros et ils doivent les commander. C’est tout un micmac mais finalement, nous arrivons à obtenir nos précieux euros. Nous passons notre dernière soirée avec Marina, elle nous conseille plusieurs livres et nous discutons sur la suite de notre voyage et sur la poursuite de ses études.

Le lendemain, alors que nous devions prendre le cargo dans la soirée, notre agent de port, Roger, nous envoie un message en nous précisant que le cargo ne partira que le lendemain à 5h du matin. Nous sommes bien embêtés car Marina a loué notre chambre et nous devons trouver un autre endroit pour la prochaine nuit. Heureusement, nous trouvons une petite auberge non loin de chez elle, le « Lighthouse Ipanema » et nous prenons deux lits en dortoir.

Dernière journée à Rio de Janeiro

Nous avons une toute dernière journée à Rio et nous décidons d’en profiter un maximum. On va manger une dernière fois de l’Açaï, des paõ de queijo et on retourne aussi dans un resto que nous avions particulièrement aimé. On se promène une dernière fois sur les bords de la plage à Ipanema et on essaye de graver ces derniers moments dans notre mémoire. Le soir nous retournons une dernière fois dans notre QG « le Bar do Adaõ ».

On scrute l’horizon et on imagine que parmi les bateaux qu’on aperçoit au loin, il y a peut être notre cargo.

On rentre ensuite à l’hôtel et on tente d’expliquer à celui qui est de garde que nous allons partir vers 3h du matin. Il ne comprend pas ce qu’on va faire et où nous souhaitons aller. Comme il ne parle pas très bien anglais, la communication est assez difficile. En se connectant au Wifi de notre auberge, Clément reçoit un message de sa mère, elle a été contactée par une personne du cargo qui souhaite nous joindre.

On appelle Roger, l’agent de port et on transmet à la personne de l’auberge le téléphone pour qu’ils puissent échanger avec lui et comprendre ce que nous faisons. On l’entend répéter plusieurs « agora » et on comprend qu’il faut partir tout de suite. Il nous appelle un Uber et il lui précise qu’il faut nous emmener de toute urgence au port. Le chauffeur a bien imprimé le terme « urgent » et fonce sur les routes de Rio. La nuit est déjà bien noire et nous voyons une dernière fois les lumières de Rio défiler sous nos yeux. La nostalgie s’empare de nous mais nous n’avons pas le temps d’y penser, les lumières du port se font plus vives, nous arrivons à destination. Nous donnons nos derniers reales au chauffeur qui hésite à nous laisser seuls au port à cette heure-ci et nous courrons vers le dernier chapitre de notre voyage, l’Afrique.

Rio de Janeiro: Un point sur la sécurité

Avant de clôturer cet article, nous pensons qu’il est nécessaire de faire un point rapide sur la sécurité à Rio de Janeiro. C’est la question que tout le monde se pose et c’est aussi ce qui nous avait freiné lors de notre séjour au Brésil. De notre point de vue personnel, nous avons clairement ressenti de l’insécurité notamment dans le quartier du « Centro » et le quartier de Lapa. On a senti une atmosphère plus tendue, plus ambiguë que dans le quartier où nous avons majoritairement séjourné, Ipanema.

Avec notre budget de backpackers, nous avons aussi essayé d’économiser un maximum quitte à oublier un peu le côté sécurité. Dans d’autres circonstances, nous n’aurions sans doute pas loué un studio à Lapa. Et pourtant, la journée et la soirée passée là-bas ont été très sympa alors nos propos sont clairement à nuancer. Néanmoins, on vous conseille vivement de réserver un hôtel/auberge/airbnb du côté d’Ipanema. C’est clairement le quartier où nous nous sommes sentis le plus en sécurité.

En ce qui concerne l’appareil photo, nous l’avons vraiment sortis quand nous nous sentions en sécurité. Sinon, nous utilisions davantage notre téléphone portable. Nous sommes restés une dizaine de jours sur place et plus les jours passaient, moins on avait envie de sortir avec notre appareil photo et nos différents objectifs, c’est pour cette raison que certains quartiers ne sont pas illustrés par des photos dans notre article.  Pour nous, c’était impensable de se faire voler notre appareil photo alors que le voyage allait continuer en Afrique. On a préféré jouer à fond la carte de la sécurité.

Informations pratiques pour Rio de Janeiro

  • Airbnb à Ipanema n°1 : 34 reales pour 2 personnes
  • Airbnb chez Marina: 100 reales pour 2 personnes
  • Auberge « Mango Tree House »: 134,50 reales pour 2 personnes
  • Auberge « Lighthouse Ipanema » (2 lits en dortoirs): 48 reales pour 2 personnes
  • Entrée jardin botanique: 15 reales par personne
  • Prix pour le Corcovado: 150 reales pour deux personnes
  • Prix pour le « Pain de Sucre »: 170 reales pour deux personnes
  • Prix du Musée des Beaux Arts: 16 reales pour 2 personnes

 

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